Fondation de l’Hôtel-Dieu-le-Comte milieu du XIIe siècle (≈ 1250)
Par Henri Ier, comte de Champagne.
vers 1725
Aménagement de l’apothicairerie
Aménagement de l’apothicairerie vers 1725 (≈ 1725)
Création de la salle et officine actuelles.
fin du XVIIe siècle
Reconstruction en pierre
Reconstruction en pierre fin du XVIIe siècle (≈ 1795)
Remplacement du bâtiment en bois.
1962
Fermeture de la pharmacie
Fermeture de la pharmacie 1962 (≈ 1962)
Fin de son activité hospitalière.
1976
Dépôt des collections à la Ville
Dépôt des collections à la Ville 1976 (≈ 1976)
Transfert par l’Hôpital de Troyes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Henri Ier de Champagne - Comte de Champagne (XIIe siècle)
Fondateur de l’Hôtel-Dieu-le-Comte.
Pierre Pomet - Auteur du XVIIIe siècle
Inspiration des décors des silènes.
Jean-Marie Denis - Collectionneur
Faïences pharmaceutiques exposées.
Origine et histoire de l'Apothicairerie
L’Hôtel-Dieu-le-Comte, fondé au milieu du XIIe siècle par Henri Ier, comte de Champagne dit le Libéral, était à l’origine une construction en bois. À la fin du XVIIe siècle, vétuste et exiguë, elle fut remplacée par un bâtiment en pierre. L’apothicairerie actuelle, aménagée vers 1725, se compose d’une grande salle de stockage et d’une officine. Elle fonctionna jusqu’en 1962, conservant son agencement d’origine, avant d’être confié à la Ville de Troyes en 1976 par l’hôpital local. Actuellement fermée pour rénovation, elle intégrera la future Cité du vitrail portée par le Département de l’Aube.
L’apothicairerie est réputée pour ses 319 silènes (boîtes en bois peint) du XVIIIe siècle, ornées de motifs humoristiques, allégoriques ou symboliques inspirés de l’Histoire générale des drogues de Pierre Pomet (1695). Ces boîtes, cylindriques ou rectangulaires, servaient à conserver les substances médicinales brutes. Le lieu abrite aussi une collection de mortiers en bronze (XVIe–XVIIe siècles), des objets en étain comme une fontaine à thériaque, et des faïences pharmaceutiques européennes (collection Jean-Marie Denis).
Classé parmi les plus belles apothicaireries de France, ce site illustre l’art décoratif et l’histoire médicale. Le musée occupe un pavillon classique de 1725, avec des baies vitrées donnant sur le quai des Comtes de Champagne et une cour intérieure dallée menant à l’ancienne chapelle. Son intérêt réside dans la conservation exceptionnelle de son mobilier, de ses outils et de son atmosphère d’époque, offrant un témoignage unique des pratiques pharmaceutiques pré-industrielles.