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Aqueduc de Nîmes dans le Gard

Gard

Aqueduc de Nîmes

    10 Place de la Mairie
    30129 Saint-Bonnet-du-Gard
Propriété privée ; propriété d'une société privée
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
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Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Crédit photo : Clem Rutter, Rochester Kent - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
300
400
500
600
700
1800
1900
2000
40-80 ap. J.-C.
Construction de l'aqueduc
Milieu du IIIe siècle
Dégradation de l'ouvrage
VIe siècle
Abandon présumé
1840
Classement du pont du Gard
1984-1990
Nouvelles recherches archéologiques
2023
Découverte d’une extension
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les vestiges archéologiques de l'aqueduc de Nîmes et les parcelles traversées ou bordées par son tracé (cad. A 20 à 25, 29 à 31, 38, 39, 49 à 51, 55, 60, 61, 65 à 68, 71, 72, 142, 204, 205, 207, 223, 225, 229, 230, 253 à 256, 286 à 288, 290 à 293, 369, 370, 372, 402 à 404, 406 à 409, 479 à 483, 487, 488, 491, 493, 494, 701, 702, 706, 789, 792 à 794, 799, 825 à 829, 842, 844 à 850, 878, 1004, 1014, 1119, 1153 à 1155, 1157, 1185 ; B 8, 43, 44, 46, 47, 116, 119 à 124, 126, 127, 141, 153, 178 à 185, 189, 190, 198, 460 à 467, 472, 473, 480 à 486, 489 à 491, 496, 497, 499 à 501, 503, 504, 523 à 525, 529, 532, 618, 620 à 623, 625, 803, 804, 806, 809, 813, 814, 1007, 1013, 1028 à 1031, 1034, 1035, 1039, 1121, 1123, 1148, 1149, 1155, 1198, 1207, 1213, 1214, 1236, 1245, 1308, 1320, 1325, 1327, 1328, 1330, 1331, 1333, 1347 à 1350, 1402 à 1405, 2144) : inscription par arrêté du 24 juin 1998, modifié par arrêté du 8 septembre 1998

Personnages clés

Émile Espérandieu - Archéologue Étude fondatrice en 1926 sur l’aqueduc.
Claude - Empereur romain Règne probable pendant la construction.

Origine et histoire

L’aqueduc de Nîmes, édifié entre 40 et 80 ap. J.-C. (probablement sous l’empereur Claude), était destiné à alimenter la cité de Nîmes en eau depuis les sources d’Uzès. Son tracé de 50 km traversait la garrigue, franchissant le Gardon via le pont du Gard, pour aboutir au castellum divisorium de Nîmes. Des recherches (1984-1990) ont révélé deux phases d’utilisation : un fonctionnement optimal pendant 150 ans, suivi d’une dégradation à partir du IIIe siècle, avec un abandon probable au VIe siècle.

La construction combinait des techniques romaines avancées : un radier en béton de chaux, des pieds-droits maçonnés étanchés, et une voûte recouverte d’un enduit rougeâtre (maltha), composé de chaux et de sable quartzifère riche en oxyde ferrique. La pente constante de 25 cm/km permettait un débit de 35 000 m3/jour. Des contreforts renforçaient l’édifice sur certains tronçons.

L’aqueduc a fait l’objet de protections successives au titre des monuments historiques : le pont du Gard (classé en 1840), le castellum de Nîmes (1875), puis divers vestiges entre 1979 et 1999 (arche de la combe Pradier, ponts de Pont-Rou, etc.). Ces classements soulignent son importance archéologique pour comprendre les techniques romaines et leur adaptation au territoire.

En 2023, une découverte a révélé une extension possible du tracé jusqu’aux sources du Moulin Neuf (Saint-Quentin-la-Poterie), ajoutant plus de 2 km à la longueur initiale. Cette découverte remet en question l’origine unique de la fontaine d’Eure comme point de captage.

Les matériaux utilisés — mortier de chaux, calcaire, et enduits étanches — témoignent d’un savoir-faire romain en hydraulique. L’ouvrage illustre aussi l’organisation territoriale de la colonia de Nîmes (Nemausus), dépendante d’un approvisionnement en eau maîtrisé pour son développement urbain et agricole.

Aujourd’hui, les vestiges de l’aqueduc, dispersés sur plusieurs communes du Gard, sont partiellement accessibles. Leur protection reflète un patrimoine à la fois technique, historique et paysager, lié à l’histoire de la Romanisation en Narbonnaise.

Liens externes