Construction de l'aqueduc Ier siècle (≈ 150)
Alimentation des thermes de Balaruc-les-Bains.
Années 1860
Redécouverte de l'aqueduc
Redécouverte de l'aqueduc Années 1860 (≈ 1860)
Lors des travaux vers Sète.
17 avril 2008
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 17 avril 2008 (≈ 2008)
Protection des vestiges identifiés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, les tronçons identifiés de l'aqueduc situés en souterrain sous les parcelles AB 62 à 65, 68, 71 à 73 ; AC 156, 148 ; AM 8 à 10 (non cadastré, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 17 avril 2008
Personnages clés
Empereur Claude - Empereur romain
Règne associé à la datation.
Origine et histoire
L'aqueduc de Balaruc est un vestige d'un ouvrage gallo-romain du Ier siècle, conçu pour alimenter les thermes antiques de Balaruc-les-Bains. Sa construction répondait au besoin croissant en eau potable lié au développement du centre thermal et monumental de la région. La source d'Issanka, située à 5 km sur le cours de la Vène, fut choisie pour son débit et sa topographie adaptés, permettant un acheminement efficace de l'eau vers les thermes.
L'aqueduc fut redécouvert au XIXe siècle lors de travaux visant à relier la source d'Issanka à la ville de Sète, dans les années 1860. Des pièces de monnaie à l'effigie de l'empereur Claude, retrouvées près de son embouchure, ont permis de dater sa construction au Ier siècle. Ce monument illustre le savoir-faire romain en matière d'ingénierie hydraulique, avec un tracé suivant le cours de la Vène jusqu'au moulin de Frescaly, puis traversant Balaruc-le-Vieux avant d'atteindre Balaruc-les-Bains.
Les vestiges de l'aqueduc, situés sur les communes de Balaruc-les-Bains et Balaruc-le-Vieux, ont été inscrits aux monuments historiques par arrêté du 17 avril 2008. L'ouvrage, dont la prise d'eau à Issanka mesurait 36 cm sur 30 cm, présentait un dénivelé de 8 à 9 mètres sur son parcours, offrant une pente régulière de 1 à 1,3 m/km. Son débit théorique était estimé entre 5 800 et 7 300 m3 par jour, témoignant de son importance pour l'alimentation des thermes.
Aujourd'hui, l'aqueduc antique de Balaruc représente un rare exemple d'ouvrage romain conservé presque intégralement, de sa source jusqu'à son terme. Son tracé, partiellement souterrain, traverse des parcelles spécifiques des communes concernées, protégées depuis 2008. Ce patrimoine archéologique offre un éclairage précieux sur les techniques de construction et les besoins en eau des agglomérations thermales de l'Antiquité.
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