Frise chronologique
1683
Mort de Colbert
Mort de Colbert
1683 (≈ 1683)
Louvois devient surintendant des Bâtiments.
1684-1686
Construction de l’aqueduc
Construction de l’aqueduc
1684-1686 (≈ 1685)
Réalisé par le Régiment de Normandie.
13 juin 1686
Inauguration
Inauguration
13 juin 1686 (≈ 1686)
Mise en service officielle.
22 septembre 1952
Classement Monument historique
Classement Monument historique
22 septembre 1952 (≈ 1952)
Protection par arrêté ministériel.
24 mai 2024
Intégration au Domaine de Versailles
Intégration au Domaine de Versailles
24 mai 2024 (≈ 2024)
Décret n°2024-472.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'aqueduc depuis et non comprise la décharge située à son extrémité Sud jusqu'au mur de forêt à son extrémité Nord : classement par arrêté du 22 septembre 1952 Cet immeuble fait partie du Domaine national du château de Versailles institué par le décret n°2024-472 du 24 mai 2024. Les parties intérieures ont été classées au titre des Monuments historiques intégralement et de plein droit par ce décret.
Personnages clés
| Thomas Gobert - Ingénieur hydraulicien |
Concepteur et maître d’œuvre. |
| Jules Hardouin-Mansart - Architecte |
Auteur des plans. |
| Louvois (François-Michel le Tellier) - Surintendant des Bâtiments |
Commanditaire du projet. |
Origine et histoire
L’aqueduc de Buc, situé dans les Yvelines en Île-de-France, fut édifié entre 1684 et 1686 sous la direction de l’ingénieur Thomas Gobert, d’après les plans de Jules Hardouin-Mansart. Commandé par Louvois, surintendant des Bâtiments du Roi après la mort de Colbert (1683), cet ouvrage faisait partie du vaste réseau hydraulique conçu pour alimenter les fontaines et jeux d’eau du parc de Versailles. Contrairement à la machine de Marly (pompant la Seine), l’aqueduc de Buc utilisait la gravité pour acheminer les eaux des étangs du plateau de Saclay (Bièvre/Yvette), via un système de rigoles et d’étangs reliés (Trou Salé, Pré Clos, Saclay, Villiers).
La construction mobilisa les soldats du Régiment royal de Normandie, remplaçant un siphon en fonte défaillant. L’ouvrage, long de 580 m et haut de 24 m, se compose de deux niveaux de 19 arcades superposées (pierre meulière et pierre de taille), avec un canal supérieur de 1 m de large recouvert de dalles. Une maison de fontainier, accolée à l’aqueduc et toujours habitée, complétait le dispositif. Gobert vantait sa durabilité : « plus solide et à durer autant que le monde », phrase gravée sur une plaque commémorative.
Inauguré le 13 juin 1686, l’aqueduc fut classé Monument historique en 1952. Il illustre l’ingéniosité des aménagements hydrauliques versaillais, combinant technique romaine (arcades) et innovations locales (drainage des eaux pluviales). Le plateau de Saclay, creusé de rigoles, devenait ainsi un réservoir naturel pour le « Domaine du Roi-Soleil », tandis que l’ouvrage marquait la grandeur du règne par son échelle monumentale. Intégré au Domaine national de Versailles en 2024, il reste un témoignage majeur de l’histoire technique et politique de la France classique.