Construction de l'aqueduc 1682-1686 (≈ 1684)
Période de construction de l'aqueduc de Buc sous la direction de Jules Hardouin-Mansart et Thomas Gobert.
13 juin 1686
Mise en service
Mise en service 13 juin 1686 (≈ 1686)
Date de mise en service de l'aqueduc de Buc pour alimenter les fontaines de Versailles.
22 septembre 1952
Classement historique
Classement historique 22 septembre 1952 (≈ 1952)
Date de classement de l'aqueduc au titre des Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'aqueduc depuis et non comprise la décharge située à son extrémité Sud jusqu'au mur de forêt à son extrémité Nord : classement par arrêté du 22 septembre 1952 Cet immeuble fait partie du Domaine national du château de Versailles institué par le décret n°2024-472 du 24 mai 2024. Les parties intérieures ont été classées au titre des Monuments historiques intégralement et de plein droit par ce décret.
Personnages clés
Jules Hardouin-Mansart
Architecte ayant dessiné le projet de l'aqueduc.
Thomas Gobert
Ingénieur ayant réalisé la construction de l'aqueduc.
Louvois
Commanditaire du projet de l'aqueduc de Buc.
Origine et histoire de l'Aqueduc
L'aqueduc de Buc, situé sur la commune de Buc dans les Yvelines, est un ouvrage conçu pour conduire vers Versailles les eaux drainées du plateau de Saclay. Construit entre 1682 et 1686 — certaines sources indiquent 1684-1686 — il répondait aux besoins croissants du parc de Versailles pour l'alimentation des fontaines et des jeux d'eau. Le projet fut dessiné par Jules Hardouin-Mansart et réalisé par l'ingénieur Thomas Gobert, sur ordre de Louvois ; la maison du fontainier accolée fut terminée en 1686 et est toujours habitée. L'aqueduc recueillait les eaux des étangs et des rigoles du plateau, avec des liaisons notamment vers l'étang du Trou Salé, le Pré-Clos à Toussus-le-Noble, l'étang d'Orsigny et, via un aqueduc souterrain, l'étang de Saclay, puis l'étang de Villiers par l'aqueduc des Mineurs. Contrairement à la machine de Marly, l'acheminement se faisait par simple gravité. Réalisé en pierre meulière avec chaînages et bandeaux d'arcades en pierre de taille, il remplaça un siphon hydraulique en fonte alors jugé inadapté. Les travaux furent exécutés notamment par les soldats du Régiment royal de Normandie. Mis en service le 13 juin 1686, l'ouvrage mesure 580 mètres de long et atteint une hauteur totale de 24 mètres ; son tunnel descend à plus de 30 mètres de profondeur. Il est composé de deux rangées superposées de 19 arcades, hautes de 21 mètres ; les piles inférieures, espacées de 9 mètres, ont une épaisseur de 4 mètres et reposent sur des fondations de 24 mètres. Au sommet, le canal proprement dit mesure 1 mètre de large pour 1,91 mètre de profondeur et est couvert de lourdes dalles de pierre. Une plaque commémorative du tricentenaire porte une citation de Thomas Gobert de 1682 qui loue la solidité et la longévité d'un aqueduc de maçonnerie. La partie de l'aqueduc allant de la décharge au sud jusqu'à la forêt au nord fait l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques par arrêté du 22 septembre 1952.