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Aqueduc de Clausonnes (restes) (également sur commune de Valbonne) dans les Alpes-Maritimes

Patrimoine classé Vestiges Gallo-romain Aqueduc gallo-romain Patrimoine hydraulique

Aqueduc de Clausonnes (restes) (également sur commune de Valbonne)

    Vallon du Fuguerret
    06160 Valbonne
Propriété privée
Aqueduc de Clausonnes à Antibes
Aqueduc de Clausonnes restes également sur commune dAntibes
Aqueduc de Clausonnes restes également sur commune dAntibes
Aqueduc de Clausonnes restes également sur commune dAntibes
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
300
1900
2000
Ier siècle (dernier tiers)
Construction de l'aqueduc
Début du IIe siècle
Construction de Font Vieille
25 juillet 1936
Classement monument historique
2009
Découverte d'une citerne
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Aqueduc de Clausonnes (restes) : inscription par arrêté du 25 juillet 1936

Personnages clés

Jules Formigé - Architecte et archéologue A étudié l'aqueduc (publication 1940)
Jean Foucras - Archéologue Co-auteur d'études sur la Bouillide
Paul Garczynski - Archéologue Collaborateur de Foucras sur l'aqueduc
Louis d'Aguillon - Restaurateur (XVIIIe siècle) Intervint sur la Font Vieille

Origine et histoire

L’aqueduc de Clausonnes, aussi appelé aqueduc de la Bouillide, faisait partie des deux systèmes d’adduction d’eau construits par les Romains pour alimenter Antipolis (Antibes). D’une longueur d’environ 16 km, il comportait deux branches se rejoignant près du pont-aqueduc de la Valmasque, avant de franchir le vallon du Goa via un ouvrage à quatre travées, dont il reste aujourd’hui des vestiges (amorces d’arches et une pile). La source principale de la branche de la Bouillide se situait à Valbonne, tandis que celle de la Valmasque provenait de Mougins. L’aqueduc devait initialement aboutir rue de la République à Antibes, après avoir traversé le vallon de Laval et l’actuelle place De Gaulle.

Les études archéologiques suggèrent que l’aqueduc de la Bouillide, plus ancien que celui de la Font Vieille (daté du début du IIe siècle), remonte au dernier tiers du Ier siècle. Il était conçu pour alimenter des points stratégiques comme la fontaine romaine du jardin du presbytère. Parmi ses ouvrages remarquables, le pont-aqueduc du Goa, partiellement conservé, illustre les techniques de construction romaine. Des parallèles ont été établis avec l’aqueduc de Fréjus, soulignant des similitudes structurelles. L’ensemble a été classé monument historique par arrêté du 25 juillet 1936, protégeant ainsi ses restes encore visibles le long de son tracé.

Les fouilles et recherches récentes ont permis de préciser le parcours de l’aqueduc, notamment dans la zone urbaine d’Antibes, où des fragments ont été découverts rue du Haut-Castellet. Une citerne de 60 m3, probablement alimentée par récupération d’eau de pluie, a également été mise au jour en 2009 dans la Montée Dor de Souchère. Ces découvertes complètent la compréhension du réseau hydraulique romain dans la région, tout en mettant en lumière son importance pour le développement urbain d’Antipolis. Les travaux de Jules Formigé et d’autres archéologues, comme Jean Foucras et Paul Garczynski, ont contribué à documenter cet ouvrage, dont les vestiges témoignent encore aujourd’hui de l’ingénierie romaine.

L’aqueduc de Clausonnes s’inscrit dans un contexte plus large de gestion de l’eau sous l’Empire romain, où les villes côtières de Provence, comme Antibes, dépendaient de ces infrastructures pour leur approvisionnement. La comparaison avec d’autres aqueducs régionaux, tels que celui de Fréjus, révèle des pratiques constructives communes, adaptées aux contraintes topographiques locales. Bien que partiellement détruit, ce monument reste un exemple significatif du patrimoine hydraulique antique en Provence-Alpes-Côte d’Azur, illustrant à la fois les besoins croissants des cités romaines et le savoir-faire des ingénieurs de l’époque.

Liens externes