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Aqueduc de Fontenay à Athée-sur-Cher en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine hydraulique Aqueduc gallo-romain

Aqueduc de Fontenay

  • 23 Chemin de la Boissière
  • 37270 Athée-sur-Cher
Aqueduc de Fontenay
Aqueduc de Fontenay
Aqueduc de Fontenay
Aqueduc de Fontenay
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Aqueduc de Fontenay
Aqueduc de Fontenay
Aqueduc de Fontenay
Aqueduc de Fontenay
Crédit photo : Arcyon37 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
37270 Athée-sur-Cher, 23 Chemin de la Boissière

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
300
400
700
800
1100
1200
1900
2000
Ier siècle
Construction probable
IIe–IIIe siècles
Réfections attestées
avant le Haut Moyen Âge
Abandon
XIe siècle
Réemploi des matériaux
1966
Classement Monument Historique
2004
Étude exhaustive de Cyril Driard
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Aqueduc gallo-romain (portion d') (cad. B 1072) : classement par arrêté du 7 février 1966

Personnages clés

Cyril Driard - Archéologue Auteur d’une étude majeure en 2004.
Camille Liot - Historien local Publications sur l’aqueduc (1963–1964).
Jean-Louis Chalmel - Historien (XIXe s.) Première mention écrite en 1828.
Louis Boilleau - Archéologue (XIXe s.) Description des vestiges en 1847.
Jacques de Beaune - Personnalité médiévale Aura fait réparer des portions (XVe–XVIe s.).

Origine et histoire de l'Aqueduc de Fontenay

L’aqueduc de Fontenay, aussi appelé aqueduc du Cher, fut édifié sous le Haut-Empire romain, probablement au Ier siècle, pour alimenter Caesarodunum (actuelle Tours) en eau potable. Son tracé, long d’environ 25 km, reliait les sources des Grandes Fontaines près de Bléré à la vallée du Cher, en suivant la rive gauche du fleuve. L’ouvrage, majoritairement souterrain, intégrait des ponts-aqueducs pour franchir les vallons, comme celui du vallon de Chandon à Athée-sur-Cher, où subsistent trois piles en blocage. Son débit estimé (2 300 à 5 400 m3/jour) suggérait une destination urbaine, bien que son parcours final vers Tours reste non identifié en raison de l’urbanisation moderne.

La construction mobilisa des matériaux locaux (pierre calcaire, mortier de chaux, silex) et des techniques romaines classiques : un canal voûté de 0,50 m de large, posé sur un radier en mortier, et recouvert d’une voûte en pierre. Les ouvrages d’art, comme le pont de 60 m du vallon de Chandon, utilisaient un appareil régulier (opus vittatum) renforcé ultérieurement par des contreforts et des voûtes surbaissées (IIe–IIIe siècles). L’entretien régulier, attesté par l’absence de concrétions sur les parois nettoyées, visait à limiter les dépôts calcaires et les infiltrations boueuses, bien que ces dernières aient pu altérer la qualité de l’eau.

L’aqueduc captait les eaux de plusieurs sources, dont celle des Grandes Fontaines à Bléré, toujours exploitée aujourd’hui pour son débit abondant et sa qualité minéralogique. D’autres apports provenaient de la Fontaine-Saint-Martin et de ruisseaux comme la Gitonnière (Azay-sur-Cher). Malgré des réfections attestées (mortier de tuileau, briques), son abandon reste indaté : les dernières campagnes d’entretien, interrompues brutalement, suggèrent une cessation d’usage avant le Haut Moyen Âge. Au XIe siècle, ses maçonneries furent réemployées pour construire l’église de Larçay, preuve de son démantèlement précoce.

Les vestiges visibles au XXIe siècle se limitent à des anomalies de relief, des tronçons de voûte (comme au camping de Véretz ou dans le parc du château du Coteau à Azay-sur-Cher), et des piles de ponts-aqueducs. La traversée du Cher, cruciale pour atteindre Tours, reste hypothétique : un siphon sous-fluvial ou un pont monumental sont évoqués, mais aucun vestige n’a été découvert. Les fouilles des années 1960–2000 (notamment par Cyril Driard) ont confirmé son tracé jusqu’à Saint-Avertin, sans pouvoir trancher sur sa destination finale.

Les premières mentions de l’aqueduc remontent au XIXe siècle, avec les travaux de Jean-Louis Chalmel (1828) et Louis Boilleau (1847), qui en décrivirent les vestiges sans consensus sur sa destination. Au XXe siècle, Camille Liot (1963–1964) et Cyril Driard (2004) affinèrent les connaissances grâce à des relevés topographiques et des analyses archéologiques. Malgré ces études, l’absence de traces dans Tours même et la destruction partielle des vestiges (éboulements, urbanisation) entretiennent le mystère sur son achèvement. Classé Monument Historique en 1966, le tronçon protégé d’Athée-sur-Cher illustre l’ingénierie romaine en Touraine.

Liens externes

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