Frise chronologique
Entre 23 av. J.-C. et 88 apr. J.-C.
Construction de l’aqueduc
Construction de l’aqueduc
Entre 23 av. J.-C. et 88 apr. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Datation par archéomagnétisme (2016)
1945
Classement des piles
Classement des piles
1945 (≈ 1945)
Protection des vestiges des Massues
1985-1986
Classements complémentaires
Classements complémentaires
1985-1986 (≈ 1986)
Réservoir et autres vestiges protégés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestige de l'aqueduc (cad. AR 116) : inscription par arrêté du 20 décembre 1985 - Le réservoir de fuite (cad. AR 116) : classement par arrêté du 11 août 1986
Personnages clés
| Empereur Claude - Commanditaire présumé |
Sous son règne fut construit l’aqueduc |
| Jean Burdy - Archéologue et historien |
A étudié les aqueducs lyonnais |
| Camille Germain de Montauzan - Historien spécialiste |
Auteur d’une thèse sur les aqueducs |
Origine et histoire
L’aqueduc de la Brévenne, construit sous le règne de l’empereur romain Claude, est le troisième des quatre aqueducs antiques desservant Lugdunum (Lyon). Long de 70 km, il captait l’eau dans le bassin de la rivière Brévenne, à 600 m d’altitude près d’Aveize, pour alimenter le quartier de Fourvière. Une datation archéomagnétique (2016) situe sa construction entre 23 av. J.-C. et 88 apr. J.-C., confirmant son origine alto-impériale.
Le tracé, enterré à 95%, comportait des sections aériennes remarquables : 650 m d’arcades à Lentilly, 1 900 m à Lyon, et un siphon inversé franchissant le vallon des Planches à Écully. Ce système, incluant un rampant des Massues et un pont-siphon, permettait de maintenir le débit malgré une pente naturelle trop forte (5 ‰). Des « escaliers hydrauliques », comme à Chevinay, cassaient la pente via des chutes successives dans des puits de rupture.
Pour protéger ce patrimoine, les vestiges du siphon des Massues (piles et réservoir) à Tassin-la-Demi-Lune sont classés ou inscrits depuis 1945. Bien que situés sur une propriété privée, ils restent visibles depuis la rue des Aqueducs. Les techniques employées (siphons, chutes) illustrent l’ingénierie romaine, avec un débit estimé entre 10 000 et 28 000 m3/jour selon les sources.
Les études modernes, comme celles de Jean Burdy ou Camille Germain de Montauzan, soulignent son rôle clé dans l’alimentation en eau de Lyon antique. Les fouilles récentes (2016) ont affiné la chronologie, tandis que les vestiges témoignent encore aujourd’hui de la maîtrise hydraulique romaine dans la région.