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Aqueduc de Nîmes à Saint-Maximin dans le Gard

Aqueduc de Nîmes

    10 Rue du Grand Plantier30700 Saint-Maximin
Propriété privée ; propriété du département
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
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Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
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Aqueduc de Nîmes
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Aqueduc de Nîmes
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Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Crédit photo : Clem Rutter, Rochester Kent - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
300
400
500
600
700
1800
1900
2000
40–80 ap. J.-C.
Construction de l'aqueduc
IIIe siècle
Dégradation de l'ouvrage
VIe siècle
Abandon probable
1840
Classement du pont du Gard
1984–1990
Nouvelles recherches archéologiques
2023
Découverte d’une extension
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Vestiges archéologiques de l'aqueduc et les parcelles traversées ou bordées par son tracé (cad. B 330 à 334, 337, 338, 340, 341, 388, 389, 391, 403 à 407, 412 à 414, 416, 468, 471 à 473, 508 à 510, 538, 548 à 550, 564, 565, 568, 571, 572, 582 à 586, 589, 641 à 644, 646, 656 à 661, 668, 669, 678, 691, 692, 698, 771, 804, 854, 858, 870, 950, 974, 975, 979) : inscription par arrêté du 14 août 1997

Personnages clés

Émile Espérandieu - Archéologue Étude fondatrice en 1926
J.C. Gilly - Géochimiste Analyse des concrétions (1986)
Claude - Empereur romain Règne probable pendant la construction

Origine et histoire

L'aqueduc de Nîmes, édifié entre 40 et 80 ap. J.-C. probablement sous l’empereur Claude, est un chef-d’œuvre d’ingénierie romaine. Il reliait la source d’Eure près d’Uzès à Nîmes sur environ 50 km, traversant la garrigue et franchissant le Gardon via le pont du Gard. Son tracé, étudié dès 1926 par Émile Espérandieu puis de 1984 à 1990, révèle deux phases d’utilisation : un fonctionnement optimal pendant 150 ans, suivi d’une dégradation à partir du IIIe siècle, avec un abandon probable au VIe siècle. Des découvertes récentes (2023) suggèrent une extension de 2 km vers les sources du Moulin Neuf à Saint-Quentin-la-Poterie.

La construction combine béton non armé, mortier de chaux et calcaire, avec des enduits étanches dont une couche rougeâtre appelée maltha (lait de chaux et sable de quartz). La pente constante de 25 cm/km permettait un débit de 35 000 m3/jour. L’ouvrage, protégé en plusieurs étapes (classement du pont du Gard dès 1840, inscriptions successives entre 1979 et 1999), illustre l’expertise romaine en hydraulique. Les vestiges, répartis sur 14 communes du Gard, incluent des arches, des ponts et le castellum divisorium de Nîmes, classé en 1875.

Les matériaux utilisés — contreforts, entretoises, et enduits spécifiques — témoignent d’une conception durable. Les analyses géochimiques des concrétions (étude Gilly, 1986) ont permis de dater les périodes d’exploitation et de déclin. L’aqueduc, propriété partagée (privée et départementale), reste un symbole du patrimoine antique, étudié pour son rôle dans l’alimentation en eau de la colonie romaine de Nemausus (Nîmes).

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours