Frise chronologique
1685–1690
Construction initiale
Construction initiale
1685–1690 (≈ 1688)
Dirigée par Nicolas Le Jongleur, fontainier du roi.
1731
Agrandissement de capacité
Agrandissement de capacité
1731 (≈ 1731)
Premiers travaux d’extension majeurs.
1778–1798
Nouveaux aménagements
Nouveaux aménagements
1778–1798 (≈ 1788)
Modernisation de l’aqueduc existant.
1855
Création d’un nouvel étang
Création d’un nouvel étang
1855 (≈ 1855)
Ajout parmi les étangs de Retz.
1866
Remplacement du réservoir
Remplacement du réservoir
1866 (≈ 1866)
Château d’eau sur la place du Marché.
1910
Changement d’usage
Changement d’usage
1910 (≈ 1910)
Alimentation exclusive du golf.
1988
Inscription monument historique
Inscription monument historique
1988 (≈ 1988)
Protection des vestiges restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Aqueduc, dans son ensemble, avec ses ouvrages extérieurs : vieux regard, regard neuf et réservoir de Montaigu (cad. C 492, 401 ; B 481) : inscription par arrêté du 17 mai 1988
Personnages clés
| Nicolas Le Jongleur - Fontainier du roi et maître d’œuvre |
Dirigea la construction (1685–1690). |
Origine et histoire
L’aqueduc de Retz est un ouvrage hydraulique souterrain s’étendant sur 6 km entre Chambourcy et Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines. Construit principalement entre 1685 et 1688 sous la direction de Nicolas Le Jongleur, fontainier du roi, il avait pour but d’acheminer l’eau des vallées du ru de Buzot et des plateaux des Aluets et de Marly vers le château de Saint-Germain-en-Laye. Son tracé inclut une galerie en meulière de 0,80 à 2 m de hauteur, alimentée par des sources et des étangs comme ceux de Retz, ainsi que par des regards permettant son entretien.
Au XVIIIe siècle, des travaux entre 1731 et 1798 augmentent sa capacité, tandis qu’au XIXe siècle, des modifications majeures interviennent : construction d’un nouvel étang en 1855, remplacement du réservoir de la place du Marché par un château d’eau en 1866, et création du réservoir de Montaigu. À partir de 1910, l’aqueduc alimente principalement le golf de Saint-Germain-en-Laye et quelques fontaines locales. En 1951, une partie de sa conduite est réutilisée pour un lotissement, et en 1988, ses vestiges sont inscrits aux monuments historiques.
L’aqueduc fonctionnait grâce à un système complexe combinant galeries souterraines, siphons et réservoirs (étangs de Retz, réservoirs de Montaigu et du Marché). Son déclin progresse avec l’arrivée de pompes puisant dans la Seine au XIXe siècle, puis de puits artésiens entre 1930 et 1942. Aujourd’hui, il sert uniquement à l’irrigation du golf de Saint-Germain-en-Laye, le surplus s’écoulant dans le ru de Buzot. Les regards Hennemont et Dauphine, ainsi que le réservoir de Montaigu, témoignent encore de son ingénierie historique.