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Aqueduc et réservoir de Petite Guinée

Aqueduc et réservoir de Petite Guinée

    137 Rue de L’Aqueduc
    97100 Basse-Terre
Propriété de la commune
Aqueduc et réservoir de Petite Guinée
Aqueduc et réservoir de Petite Guinée
Aqueduc et réservoir de Petite Guinée
Aqueduc et réservoir de Petite Guinée
Aqueduc et réservoir de Petite Guinée
Aqueduc et réservoir de Petite Guinée
Aqueduc et réservoir de Petite Guinée
Crédit photo : Aristoi - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
vers 1725
Construction initiale
1785
Modernisation par de Cluny
septembre 1949
Fin d’usage
20 mars 2003
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ensemble formé par l'aqueduc et le réservoir, y compris le bassin circulaire à la jonction avec le canal couvert et le cartouche gravé, dans l'axe de l'arche (cad. AL 175) : inscription par arrêté du 20 mars 2003

Personnages clés

Baron de Cluny - Gouverneur de la Guadeloupe (1784-1791) Commanditaire des travaux de 1785.
M. Foulon Decotier - Maître des requêtes et intendant Mentionné sur la plaque de 1785.

Origine et histoire

L'aqueduc et le réservoir de Petite Guinée, situés dans le quartier éponyme de Basse-Terre, faisaient partie d’un réseau d’adduction d’eau construit vers 1725 pour alimenter la ville. Ces ouvrages en pierre volcanique, incluant un pont-aqueduc à arche unique et un réservoir voûté couvert d’un toit à deux pans, permettaient d’acheminer l’eau depuis la rivière aux Herbes via un canal maçonné de 500 mètres. Un bassin cylindrique précédait l’aqueduc pour décanter et purifier l’eau, équipé d’une trappe de vidange et d’une feuillure pour un plancher amovible.

En 1785, sous le gouverneur de Cluny, le système fut modernisé avec la construction d’un nouveau pont-aqueduc et d’un réservoir de décantation, comme en témoigne une plaque commémorative gravée sur l’arche. Le réservoir, inspiré des citernes du fort Saint-Charles, était entretenu via des portes percées dans ses murs-pignons. Ce réseau, qui desservait notamment le quartier Saint-François et la rue de Penthièvre, resta en service jusqu’en 1949, date à laquelle une tempête détruisit la prise d’eau initiale.

Classés monuments historiques en 2003, ces vestiges illustrent l’ingénierie hydraulique coloniale du XVIIIe siècle en Guadeloupe. Leur architecture sobre, en moellons volcaniques et pierres de taille, reflète les techniques de construction locales. Le site inclut également un cartouche gravé et les traces du canal détruit, témoins de son fonctionnement d’origine. Aujourd’hui propriété de la commune de Basse-Terre, l’ensemble reste un exemple rare de patrimoine hydraulique préservé dans les Antilles françaises.

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