Construction initiale vers 1725 (≈ 1725)
Mise en place du réseau d’adduction d’eau.
1785
Modernisation par de Cluny
Modernisation par de Cluny 1785 (≈ 1785)
Pont-aqueduc et réservoir reconstruits.
septembre 1949
Fin d’usage
Fin d’usage septembre 1949 (≈ 1949)
Tempête détruit la prise d’eau.
20 mars 2003
Classement monument historique
Classement monument historique 20 mars 2003 (≈ 2003)
Inscription officielle des vestiges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble formé par l'aqueduc et le réservoir, y compris le bassin circulaire à la jonction avec le canal couvert et le cartouche gravé, dans l'axe de l'arche (cad. AL 175) : inscription par arrêté du 20 mars 2003
Personnages clés
Baron de Cluny - Gouverneur de la Guadeloupe (1784-1791)
Commanditaire des travaux de 1785.
M. Foulon Decotier - Maître des requêtes et intendant
Mentionné sur la plaque de 1785.
Origine et histoire
L'aqueduc et le réservoir de Petite Guinée, situés dans le quartier éponyme de Basse-Terre, faisaient partie d’un réseau d’adduction d’eau construit vers 1725 pour alimenter la ville. Ces ouvrages en pierre volcanique, incluant un pont-aqueduc à arche unique et un réservoir voûté couvert d’un toit à deux pans, permettaient d’acheminer l’eau depuis la rivière aux Herbes via un canal maçonné de 500 mètres. Un bassin cylindrique précédait l’aqueduc pour décanter et purifier l’eau, équipé d’une trappe de vidange et d’une feuillure pour un plancher amovible.
En 1785, sous le gouverneur de Cluny, le système fut modernisé avec la construction d’un nouveau pont-aqueduc et d’un réservoir de décantation, comme en témoigne une plaque commémorative gravée sur l’arche. Le réservoir, inspiré des citernes du fort Saint-Charles, était entretenu via des portes percées dans ses murs-pignons. Ce réseau, qui desservait notamment le quartier Saint-François et la rue de Penthièvre, resta en service jusqu’en 1949, date à laquelle une tempête détruisit la prise d’eau initiale.
Classés monuments historiques en 2003, ces vestiges illustrent l’ingénierie hydraulique coloniale du XVIIIe siècle en Guadeloupe. Leur architecture sobre, en moellons volcaniques et pierres de taille, reflète les techniques de construction locales. Le site inclut également un cartouche gravé et les traces du canal détruit, témoins de son fonctionnement d’origine. Aujourd’hui propriété de la commune de Basse-Terre, l’ensemble reste un exemple rare de patrimoine hydraulique préservé dans les Antilles françaises.
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