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Aqueduc Médicis du Pont-canal à L'Haÿ-les-Roses dans le Val-de-Marne

Patrimoine classé Patrimoine hydraulique Aqueduc

Aqueduc Médicis du Pont-canal à L'Haÿ-les-Roses

    2 Avenue Larroumès
    94240 L'Haÿ-les-Roses
Aqueduc Médicis du Pont-canal à LHaÿ-les-Roses
Aqueduc Médicis du Pont-canal à LHaÿ-les-Roses
Aqueduc Médicis du Pont-canal à LHaÿ-les-Roses
Aqueduc Médicis du Pont-canal à LHaÿ-les-Roses
Aqueduc Médicis du Pont-canal à LHaÿ-les-Roses
Aqueduc Médicis du Pont-canal à LHaÿ-les-Roses
Aqueduc Médicis du Pont-canal à LHaÿ-les-Roses

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1609
Acquisition des terrains à Rungis
17 juillet 1613
Pose de la première pierre
19 mai 1623
Mise en service partielle
1628
Alimentation complète de Paris
XIXe siècle
Modification du tracé parisien
1994
Classement des sous-sols de la Maison du Fontainier
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Marie de Médicis - Reine mère et régente Commanditaire pour alimenter le palais du Luxembourg.
Sully - Ministre d’Henri IV Initiateur des études préliminaires en 1609.
Jean Coingt - Entrepreneur Premier responsable des travaux (1613-1614).
Jean Gobelain - Gendre de Coingt Reprit le chantier après 1614.
Thomas Francine - Ingénieur Co-concepteur du pont-aqueduc d’Arcueil-Cachan.
Louis Métezeau - Architecte Co-auteur du pont-aqueduc avec Francine.

Origine et histoire

L’aqueduc Médicis, aussi appelé aqueduc des eaux de Rungis, fut commandé par Marie de Médicis pour acheminer vers Paris les eaux captées à Rungis (Val-de-Marne). Mis en service en 1623, il reste opérationnel aujourd’hui et est géré par Eau de Paris. Son tracé souterrain, long de 10 420 mètres, traverse plusieurs communes dont L'Haÿ-les-Roses, avec un pont-aqueduc spectaculaire à Arcueil-Cachan, seul ouvrage visible en surface.

La construction débuta en 1613 sous la direction de Jean Coingt, puis de son gendre Jean Gobelain, après des études initiées par Sully sous Henri IV. L’aqueduc fut conçu pour alimenter le palais du Luxembourg et les fontaines parisiennes, avec un débit initial de 1 280 m3/jour. Son tracé suit partiellement celui d’un aqueduc gallo-romain, avec des regards (édicules d’accès) et des trappes de visite jalonnant son parcours.

Classé aux monuments historiques, l’aqueduc comprend une galerie souterraine en pierre, des regards classés (comme le regard Louis XIII à Rungis), et un pont-aqueduc de 379 mètres franchissant la Bièvre. Bien que ses sources d’origine (carré des eaux de Rungis) soient aujourd’hui taries, il est toujours alimenté par les eaux de la plaine de Paray. Son eau, autrefois réputée pure, n’est plus potable en raison de l’urbanisation.

Parmi ses éléments remarquables, le pont-aqueduc d’Arcueil-Cachan (classé MH) domine la vallée, tandis que la Maison du Fontainier (14e arr. de Paris) servait à répartir les eaux entre la Couronne, la Ville et les religieux. Des fontaines historiques, comme celle des Carmélites ou du Pot-de-Fer, témoignent de son rôle central dans l’approvisionnement parisien.

L’aqueduc fut modifié au XIXe siècle : sa partie parisienne fut déclassée, et ses eaux redirigées vers les réservoirs du Panthéon, puis vers le lac Montsouris. Malgré des adaptations (siphons sous les autoroutes A6 et A86), sa structure d’origine, en meulière et pierre de taille, reste majoritairement intacte. Des associations œuvrent aujourd’hui à sa préservation et à sa valorisation patrimoniale.

Liens externes