Construction du premier aqueduc Ier siècle (≈ 150)
Édification d'un aqueduc de 11 km avec un pont-aqueduc d'un kilomètre de long.
Fin du IIe siècle
Construction du second aqueduc
Construction du second aqueduc Fin du IIe siècle (≈ 295)
Édification d'un aqueduc de 27 km avec des prouesses techniques comme un tunnel de 0,9 km.
1982
Découverte scientifique
Découverte scientifique 1982 (≈ 1982)
Tracé du second aqueduc déterminé par l'ingénieur TPE Emile Guyomard.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Aqueduc romain (AD non cadastré ; domaine public) : classement par liste de 1862
Personnages clés
Emile Guyomard
Ingénieur TPE ayant déterminé scientifiquement le tracé du second aqueduc en 1982.
Origine et histoire de l'Aqueduc romain
L'aqueduc romain de Carhaix-Plouguer est un ensemble de deux aqueducs gallo-romains qui alimentaient la ville de Vorgium. L'un mesure 11 km, l'autre 27 km ; tous deux étaient alimentés par de nombreuses sources et ruisseaux situés au sud-est de la ville. Les vestiges situés rue de l'Aqueduc-Romain à Carhaix sont classés au titre des monuments historiques par la liste de 1862. Le premier aqueduc, construit pendant la seconde moitié du Ier siècle, amenait l'eau d'un ruisseau distant de 11 km. Pour maintenir une pente régulière il contournait les inégalités du relief, mais il a fallu édifier, à l'entrée de Vorgium, un pont-aqueduc d'un kilomètre de long et de 14 mètres de haut afin d'acheminer l'eau jusqu'au château d'eau situé au sommet de l'agglomération. Cet ouvrage était réalisé en partie avec des conduits de bois reliés par des plaques de fer et en partie en maçonnerie. Le second aqueduc, daté de la fin du IIe siècle et partant des actuelles communes de Paule et Glomel, suit un tracé sinueux de 27 km avec une pente moyenne de 0,27 m/km. Il comprend des prouesses techniques, notamment un tunnel de 0,9 km près du lieu-dit Kervoaguel au Moustoir et un aqueduc long de 0,9 km et haut de 13 mètres près du lieu-dit Kerampest. Son tracé a été déterminé scientifiquement en 1982 par l'ingénieur TPE Emile Guyomard (1915-1988), qui, faute alors de traces d'un pont-aqueduc, pensait que l'ouvrage franchissait la vallée de Kerampest par un "siphon inversé". Parmi les éléments subsistants figurent des vestiges au niveau de la zone d'activités de la Villeneuve (48°16′33″N, 3°32′21″O) et de la rue de l’Aqueduc romain (48°16′47″N, 3°34′06″O).