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Aqueduc romain de Genilac dans la Loire

Patrimoine classé Vestiges Gallo-romain Aqueduc gallo-romain Patrimoine hydraulique

Aqueduc romain de Genilac

    851 D65 
    42800 Genilac
Propriété privée
Aqueduc romain de Genilac
Aqueduc romain de Genilac
Aqueduc romain de Genilac
Aqueduc romain de Genilac
Aqueduc romain de Genilac
Aqueduc romain de Genilac
Aqueduc romain de Genilac
Aqueduc romain de Genilac
Aqueduc romain de Genilac
Aqueduc romain de Genilac
Aqueduc romain de Genilac
Aqueduc romain de Genilac
Crédit photo : User:Otourly - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
1800
1900
2000
110 ap. J.-C.
Début de la construction sous Trajan
1887
Découverte de la Pierre de Chagnon
1908
Thèse de Germain de Montauzan
1962
Classement des vestiges de Genilac
2018
Sélection au Loto du Patrimoine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Vestiges du pont, lieudit Les Murès (cad. B 360) : classement par arrêté du 2 avril 1962 ; Vestiges du pont, lieuxdits Feloin et Aux Arcs (cad. B 444, 445, 448, 764) : classement par arrêté du 2 avril 1962

Personnages clés

Trajan - Empereur romain (98-117 ap. J.-C.) Commanditaire présumé de l’aqueduc (début des travaux).
Hadrien - Empereur romain (117-138 ap. J.-C.) Auteur d’un édit de protection (Pierre de Chagnon).
Germain de Montauzan - Archéologue (XXᵉ siècle) Auteur de la thèse de référence (1908).
Paul de Gasparin - Ingénieur (XIXᵉ siècle) Premier tracé précis et calcul du débit.
Didier Repellin - Architecte en chef des Monuments historiques Responsable des restaurations (2009-2010).

Origine et histoire

L’aqueduc du Gier, construit sous les empereurs Trajan (à partir de 110 ap. J.-C.) et peut-être achevé sous Hadrien, est le plus long (86 km) des quatre aqueducs alimentant Lugdunum (Lyon antique). Il capte les eaux du Gier, affluent du Rhône, et traverse les départements de la Loire et du Rhône avec une pente moyenne de 1,1 m/km. Son tracé, reconstitué grâce aux vestiges et aux regards de visite, révèle des techniques variées : ponts-aqueducs, siphons (comme celui de la Durèze ou de l’Yzeron), tunnels et tranchées. Les fouilles récentes, comme la dendrochronologie des coffrages en bois (2018), confirment sa datation trajanienne, bien que des débats persistent sur une origine augustéenne.

Les vestiges les plus marquants incluent le pont-siphon de Beaunant (classé en 1875), les arches du Plat de l’Air à Chaponost (classées en 1900), et le réservoir de Soucieu (1930). L’aqueduc traverse des vallées encaissées via des ouvrages spectaculaires, comme le pont-canal de Jurieux ou le siphon du Garon, dont les arches sont partiellement conservées. Des bornes de protection, comme la Pierre de Chagnon (1887) ou la Pierre du Rieu (1996), attestent d’une réglementation stricte pour préserver l’ouvrage, reprise d’une loi augustéenne interdisant labour ou construction à proximité.

L’étude de l’aqueduc débute dès le XVIe siècle avec des érudits lyonnais comme Pierre Sala (1520) ou Guillaume du Choul (1538-1547), mais c’est Germain de Montauzan (thèse de 1908) qui en établit la cartographie exhaustive. Les restaurations récentes, comme celles des arches de Chaponost (2001-2010) ou la mise en valeur du tronçon de Genilac (classé en 1962), soulignent son importance patrimoniale. L’aqueduc, symbole de l’ingénierie romaine, reste un sujet d’étude pour son tracé redondant (comme la boucle de Chagnon) et ses techniques mixtes (siphons, tunnels, ponts).

Le monument est protégé par plusieurs classements au titre des Monuments Historiques (1875 à 1986), et bénéficie depuis 2018 du Loto du Patrimoine pour sa préservation. Les fouilles archéologiques, comme celle du pont-siphon de Beaunant (2018), révèlent des détails constructifs, tels les coffrages en bois ou l’opus reticulatum (parement réticulé unique en France). Aujourd’hui, des sections comme les arches du Plat de l’Air ou le réservoir de la Gerle sont accessibles aux randonneurs, tandis que d’autres, comme le tronçon de Saint-Joseph, restent fragiles et partiellement enterrés.

Liens externes