Construction probable de l'aqueduc XVIIe siècle (?) (≈ 1750)
Attribution remettant en cause l'origine romaine.
1926
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1926 (≈ 1926)
Inscription des vestiges de l'aqueduc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les restes de l'aqueduc : inscription par arrêté du 28 mai 1926
Origine et histoire
L'aqueduc de Vendres, longtemps considéré comme une construction gallo-romaine, est aujourd’hui attribué plus probablement au XVIIe siècle. Cet ouvrage se présente sous la forme d’une galerie souterraine voûtée, creusée à plusieurs mètres de profondeur, suffisamment haute pour permettre la circulation d’un homme debout. Son tracé est ponctué de grands puits rectangulaires, appelés soupiraux, mesurant environ deux mètres de côté et cinq à six mètres de profondeur. Ces ouvertures, recouvertes de blocs de pierre taillés, servaient à vérifier l’écoulement des eaux et à réaliser les travaux d’entretien.
L’eau du Crès, une rivière locale, y circulait dans des canalisations en poterie, supportées par un petit mur de soixante centimètres de haut, construit le long d’un des côtés du souterrain. Ces canalisations alimentaient probablement les besoins en eau de la région, bien que les archives manquent pour préciser leur destination exacte. L’aqueduc, classé Monument Historique en 1926 pour ses vestiges, appartient aujourd’hui à la commune de Vendres. Son état de conservation et son tracé partiel rendent son histoire et sa fonction précise encore partiellement énigmatiques.
La structure de l’aqueduc, avec ses soupiraux et sa voûte en pierre, reflète des techniques de construction adaptées à un relief nécessitant un enfouissement partiel. Bien que son attribution romaine ait été remise en question, l’ouvrage témoigne de l’ingéniosité des systèmes hydrauliques, qu’ils datent de l’Antiquité ou de l’époque moderne. Les blocs de pierre ajustés avec précision et la régularité des soupiraux suggèrent une planification rigoureuse, caractéristique des grands projets d’adduction d’eau, quelle que soit leur époque.