Frise chronologique
IIe siècle apr. J.-C. (seconde moitié)
Construction présumée
Construction présumée
IIe siècle apr. J.-C. (seconde moitié) (≈ 250)
Période envisagée par les historiens
1797
Première description précise
Première description précise
1797 (≈ 1797)
Exploration par quatre personnes
1820
Étude par Brillat-Savarin
Étude par Brillat-Savarin
1820 (≈ 1820)
Analyse liée aux thermes voisins
1840
Classement monument historique
Classement monument historique
1840 (≈ 1840)
Première liste française
1869
Dernières réparations
Dernières réparations
1869 (≈ 1869)
Avant abandon définitif
Fin XIXe siècle
Mise hors service
Mise hors service
Fin XIXe siècle (≈ 1995)
Problèmes d’étanchéité et turbidité
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Aqueduc romain : classement par liste de 1840
Personnages clés
| Jean Anthelme Brillat-Savarin - Propriétaire et érudit |
Étudia l’aqueduc en 1820 |
| Robert Bedon - Archéologue et historien |
Auteur d’une étude sur les aqueducs |
| Raymond Chevallier - Membre de l’équipe Bedon |
Propose une datation au IIe siècle |
Origine et histoire
L’aqueduc romain de Vieu, situé à Valromey-sur-Séran (anciennement Vieu) dans l’Ain, est un ouvrage souterrain datant probablement de la seconde moitié du IIe siècle apr. J.-C.. Entièrement enterré, il reliait Champagne-en-Valromey à la fontaine de l’Adoue sur environ 400 m, avec un canal de 30 cm de large et des regards profonds pour l’entretien. Trois branches initiales, aujourd’hui disparues, convergeaient vers un conduit unique, suggérant un système complexe d’alimentation en eau.
Classé dès 1840 parmi les premiers monuments historiques français, l’aqueduc resta en service jusqu’à la fin du XIXe siècle, malgré des réparations en 1869 pour colmater des fuites rendant l’eau trouble. Son tracé, étudié depuis le XVIIe siècle, fut décrit précisément en 1797 par des explorateurs, puis analysé en 1820 par Brillat-Savarin, propriétaire de thermes romains voisins. Des vestiges d’hypocaustes attestent d’un possible usage thermal antique.
L’ouvrage combine tunnels creusés dans la roche et tranchées maçonnées, avec des trottoirs étroits pour la maintenance. Son abandon définitif au XIXe siècle marqua la fin d’un usage continu de près de 1 700 ans, bien que son origine exacte (ville ou domaine privé) reste incertaine. Les sources historiques, comme les travaux de Robert Bedon ou Auguste Arêne, soulignent son importance pour comprendre les réseaux hydrauliques gallo-romains.
Aujourd’hui, l’aqueduc est propriété communale. Son parcours, partiellement obstrué, se termine à la fontaine de l’Adoue, grotte artificielle creusée dans le rocher. Les diverticules (branchements secondaires) et la variété des sources alimentant le système révèlent une ingénierie adaptée au relief du Valromey, entre plateaux et vallées.