Aqueduc romain de Vieu à Vieu dans l'Ain

Patrimoine classé Vestiges Gallo-romain Aqueduc gallo-romain Patrimoine hydraulique

Aqueduc romain de Vieu

  • Vieu Village
  • 01260 Valromey-sur-Séran
Aqueduc romain de Vieu
Aqueduc romain de Vieu
Crédit photo : Peronnet - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
200
300
1700
1800
1900
2000
IIe siècle
Construction probable
XVIIe siècle
Premières études
1840
Classement historique
Fin du XIXe siècle
Mise hors service
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Aqueduc romain : classement par liste de 1840

Personnages clés

Raymond Chevallier Historien ayant étudié la datation de l'aqueduc.
Jean Anthelme Brillat-Savarin Personnalité ayant étudié l'aqueduc en 1820.

Origine et histoire de l'Aqueduc romain

L'aqueduc romain de Vieu est un aqueduc souterrain situé à Valromey‑sur‑Séran (commune de Vieu jusqu'en 2018) dans le département de l'Ain, en région Auvergne‑Rhône‑Alpes. Son tracé restituable s'étend sur environ 400 m entre Champagne‑en‑Valromey et la fontaine de l'Adoue à Vieu et reste entièrement souterrain. Sur la commune de Champagne, trois branches alimentées par des sources distinctes se rejoignaient en un canal unique, mais ces branches ont disparu ou sont obstruées. L'aboutissement actuel se trouve dans une grotte artificielle creusée dans le rocher auprès de la fontaine de l'Adoue ; l'aqueduc a peut‑être aussi alimenté des thermes, dont la présence est attestée par des pièces chauffées par hypocaustes. Le conduit est soit taillé en tunnel dans le roc, soit aménagé dans une tranchée dont les piédroits ont été étayés par des maçonneries avant rebouchage ; la hauteur du canal varie de 0,80 à 4 m et sa largeur est d'environ 0,60 m. Le specus ne mesure que 30 cm de large pour 15 cm de profondeur, deux étroits trottoirs longent le canal et plusieurs regards, certains profonds de plus de 6 m, permettent l'accès à de nombreux diverticules. Selon Raymond Chevallier, la datation reste incertaine mais la seconde moitié du IIe siècle est envisageable. L'aqueduc fait l'objet d'études dès le XVIIe siècle, fait l'objet d'une description précise en 1797, est étudié par Jean Anthelme Brillat‑Savarin en 1820, classé parmi les monuments historiques dans la première liste de 1840, réparé en 1869 alors qu'il alimente encore la fontaine, puis définitivement mis hors service à la fin du XIXe siècle en raison d'une eau parfois trouble, vraisemblablement liée à une mauvaise étanchéité.

Liens externes