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Aqueduc romain de Vieu à Vieu dans l'Ain

Patrimoine classé Vestiges Gallo-romain Aqueduc gallo-romain Patrimoine hydraulique

Aqueduc romain de Vieu

    Vieu Village
    01260 Valromey-sur-Séran
Propriété de la commune
Aqueduc romain de Vieu
Aqueduc romain de Vieu
Crédit photo : Peronnet - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
200
300
1700
1800
1900
2000
IIe siècle apr. J.-C. (seconde moitié)
Construction présumée
1797
Première description précise
1820
Étude par Brillat-Savarin
1840
Classement monument historique
1869
Dernières réparations
Fin XIXe siècle
Mise hors service
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Aqueduc romain : classement par liste de 1840

Personnages clés

Jean Anthelme Brillat-Savarin - Propriétaire et érudit Étudia l’aqueduc en 1820
Robert Bedon - Archéologue et historien Auteur d’une étude sur les aqueducs
Raymond Chevallier - Membre de l’équipe Bedon Propose une datation au IIe siècle

Origine et histoire

L’aqueduc romain de Vieu, situé à Valromey-sur-Séran (anciennement Vieu) dans l’Ain, est un ouvrage souterrain datant probablement de la seconde moitié du IIe siècle apr. J.-C.. Entièrement enterré, il reliait Champagne-en-Valromey à la fontaine de l’Adoue sur environ 400 m, avec un canal de 30 cm de large et des regards profonds pour l’entretien. Trois branches initiales, aujourd’hui disparues, convergeaient vers un conduit unique, suggérant un système complexe d’alimentation en eau.

Classé dès 1840 parmi les premiers monuments historiques français, l’aqueduc resta en service jusqu’à la fin du XIXe siècle, malgré des réparations en 1869 pour colmater des fuites rendant l’eau trouble. Son tracé, étudié depuis le XVIIe siècle, fut décrit précisément en 1797 par des explorateurs, puis analysé en 1820 par Brillat-Savarin, propriétaire de thermes romains voisins. Des vestiges d’hypocaustes attestent d’un possible usage thermal antique.

L’ouvrage combine tunnels creusés dans la roche et tranchées maçonnées, avec des trottoirs étroits pour la maintenance. Son abandon définitif au XIXe siècle marqua la fin d’un usage continu de près de 1 700 ans, bien que son origine exacte (ville ou domaine privé) reste incertaine. Les sources historiques, comme les travaux de Robert Bedon ou Auguste Arêne, soulignent son importance pour comprendre les réseaux hydrauliques gallo-romains.

Aujourd’hui, l’aqueduc est propriété communale. Son parcours, partiellement obstrué, se termine à la fontaine de l’Adoue, grotte artificielle creusée dans le rocher. Les diverticules (branchements secondaires) et la variété des sources alimentant le système révèlent une ingénierie adaptée au relief du Valromey, entre plateaux et vallées.

Liens externes