Crédit photo : Clem Rutter, Rochester Kent - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
300
400
500
600
700
…
1800
1900
2000
40–80 apr. J.-C.
Construction probable
Construction probable 40–80 apr. J.-C. (≈ 60)
Sous l’empereur Claude, selon les recherches.
Milieu du IIIe siècle
Dégradation de l’ouvrage
Dégradation de l’ouvrage Milieu du IIIe siècle (≈ 350)
Traces terreuses dans les concrétions.
VIe siècle
Fin probable de l’exploitation
Fin probable de l’exploitation VIe siècle (≈ 650)
Abandon estimé des réseaux.
1840
Premier classement MH
Premier classement MH 1840 (≈ 1840)
Pont du Gard protégé.
1984–1990
Recherches modernes
Recherches modernes 1984–1990 (≈ 1987)
Datation et fonctionnement précisés.
2023
Découverte archéologique
Découverte archéologique 2023 (≈ 2023)
Extension du tracé de 2 km.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges archéologiques de l'aqueduc et les parcelles traversées ou bordées par son tracé (cad. A 40, 41, 44, 45, 53 à 55, 58, 61 à 64, 66, 88, 89, 91, 95, 96, 103, 117, 295, 296 ; B 7 à 10, 13, 269 à 273, 279, 284 à 286, 511, 512, 614, 723, 747, 804, 806) : inscription par arrêté du 14 août 1997
Personnages clés
Émile Espérandieu - Archéologue
Étude fondatrice en 1926.
Claude - Empereur romain
Règne durant la construction probable.
Origine et histoire
L’aqueduc de Nîmes, édifié entre 40 et 80 apr. J.-C. probablement sous l’empereur Claude, avait pour mission d’acheminer l’eau depuis la fontaine d’Eure (près d’Uzès) jusqu’à la cité de Nîmes. Son tracé de 50 km traversait la garrigue, franchissant le Gardon via le pont du Gard, avant d’aboutir au castellum divisorium. Des fouilles récentes (2023) suggèrent une extension de 2 km vers les sources du Moulin Neuf à Saint-Quentin-la-Poterie, modifiant ainsi sa longueur initiale.
L’étude des concrétions sur les parois révèle deux phases d’utilisation : une première période (Ier–IIe siècles) avec une eau claire, suivie d’une dégradation au IIIe siècle marquée par des dépôts terreux. L’aqueduc cessa probablement de fonctionner après le VIe siècle. Sa construction reposait sur une pente constante de 25 cm/km, permettant un débit de 35 000 m3/jour, et utilisait des matériaux innovants comme le maltha (mortier étanche à base de chaux et d’oxyde ferrique).
Classé Monument Historique par étapes (dès 1840 pour le pont du Gard), l’aqueduc a fait l’objet de protections successives entre 1979 et 1999 pour ses vestiges dispersés sur 11 communes du Gard. Les recherches modernes, initiées par Émile Espérandieu (1926) puis approfondies entre 1984 et 1990, ont précisé sa datation et son fonctionnement. L’ouvrage illustre l’expertise romaine en hydraulique et son adaptation aux contraintes géographiques.
Les éléments architecturaux incluaient un radier en béton non armé, des pieds-droits maçonnés revêtus d’enduits étanches, et des contreforts de renforcement. Le canal, voûté ou dallé, était recouvert de deux couches d’étanchéité, dont le maltha. Cet aqueduc, vital pour Nîmes antique (Nemausus), reflète l’importance de l’eau dans l’urbanisme romain et la maîtrise technique des ingénieurs de l’époque.
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