Construction de l'arc Début du règne d'Auguste (vers 27 av. J.-C.) (≈ 500 av. J.-C.)
Plus ancien arc de Gaule narbonnaise
1840
Classement monument historique
Classement monument historique 1840 (≈ 1840)
Première liste des monuments protégés
1981
Étude par Pierre Gros
Étude par Pierre Gros 1981 (≈ 1981)
Analyse des reliefs et romanisation
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Arc de triomphe : classement par liste de 1840
Personnages clés
Auguste - Empereur romain
Règne durant la construction
Pierre Gros - Archéologue
A étudié les reliefs en 1981
Origine et histoire de l'Arc de triomphe
L’arc municipal de Glanum, situé à Saint-Rémy-de-Provence dans les Bouches-du-Rhône, est un arc de triomphe romain datant des premières années du règne d’Auguste. Considéré comme le plus ancien de Gaule narbonnaise, il marquait l’entrée de la cité antique de Glanum sur la voie des Alpes. Ses dimensions harmonieuses (12,5 m de long, 5,5 m de large, 8,6 m de haut) et son décor sculpté – captifs enchaînés, étendards – révèlent une forte influence hellénistique. Les parties supérieures, aujourd’hui disparues, pourraient avoir comporté un fronton triangulaire pour équilibrer la structure.
Classé monument historique dès 1840, l’arc se distingue par son architecture non adaptative : ses colonnes centrales, détachées de la baie, suggèrent une volonté de définir des normes urbaines plutôt que de s’y conformer. Comparable aux arcs d’Orange et de Carpentras (Vaucluse), il illustre la romanisation progressive de la région. Les reliefs, étudiés par Pierre Gros en 1981, posent la question des emprunts artistiques romains aux traditions grecques dans le contexte de la colonisation narbonnaise.
Le monument s’inscrit dans l’ensemble archéologique de Glanum, aux côtés du mausolée voisin. Son état actuel, partiellement ruiné, conserve cependant des traces majeures de la sculpture romaine provinciale. La localisation exacte, près de l’avenue Vincent Van Gogh, en fait un point d’intérêt majeur pour l’étude de l’urbanisme antique en Provence. Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) soulignent son rôle symbolique comme porte d’entrée monumentale de la cité, reflétant son importance politique et commerciale sous l’Empire.