Construction de l'arc 1691 (≈ 1691)
Édifié par d’Aviler sur plans d’Orbay.
1694
Sculpture des bas-reliefs
Sculpture des bas-reliefs 1694 (≈ 1694)
Œuvre de Philippe Bertrand, quatre médaillons.
1715
Inscription commémorative
Inscription commémorative 1715 (≈ 1715)
72 ans de règne de Louis XIV.
1954
Classement monument historique
Classement monument historique 1954 (≈ 1954)
Promenade du Peyrou protégée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Augustin-Charles d'Aviler - Architecte
Construisit l’arc en 1691.
François II d'Orbay - Dessinateur
Auteur des plans initiaux.
Philippe Bertrand - Sculpteur
Réalisa les bas-reliefs en 1694.
Louis XIV - Roi de France
Dédicataire du monument.
Origine et histoire de l'Arc de triomphe
L’arc de triomphe de Montpellier fut construit en 1691 par l’architecte Augustin-Charles d’Aviler, selon les plans de François II d’Orbay. Ce monument, inspiré de la porte Saint-Martin à Paris, célèbre la puissance royale et servait d’entrée vers la statue équestre de Louis XIV. Il marque l’accès au Peyrou, ancien lieu fortifié transformé en promenade emblématique.
D’une hauteur de 15 mètres et large de 18 mètres, l’arc fut édifié avec plus de 120 m3 de pierres extraites des garrigues environnantes (Pignan, Saint-Jean-de-Védas). Quatre bas-reliefs, sculptés par Philippe Bertrand en 1694, illustrent des thèmes glorifiant le règne : le canal du Midi, la lutte contre l’hérésie, et les victoires militaires. Un pont de pierre de 28 mètres remplace aujourd’hui l’ancien pont-levis.
L’inscription latine sur l’arc commémore les 72 ans de règne de Louis XIV (1643–1715), évoquant la paix retrouvée après des décennies de guerre. Parmi les médaillons, l’un représente la révocation de l’édit de Nantes (1685), acte controversé ayant marqué l’histoire religieuse locale et nationale. L’ensemble, classé monument historique en 1954 avec la promenade du Peyrou, incarne l’architecture classique au service du pouvoir royal.
Commandé par la province du Languedoc, l’arc coûta 11 850 livres à la ville. Son emplacement, à 52 mètres d’altitude, en fit un point stratégique de la « commune clôture », ancienne enceinte urbaine. Les matériaux et le style reflètent les ressources locales et l’influence parisienne, tout en servant de propagande pour le monarque absolu.