Construction de l'amphithéâtre Ier siècle (≈ 150)
Édifié dans *Vesontio*, actuelle Besançon.
IVe siècle
Abandon comme lieu de spectacle
Abandon comme lieu de spectacle IVe siècle (≈ 450)
Remplacé par une nécropole et des vignes.
Moyen Âge
Réutilisation comme carrière de pierres
Réutilisation comme carrière de pierres Moyen Âge (≈ 1125)
Matériaux pour la Citadelle et autres édifices.
1885
Premières fouilles archéologiques
Premières fouilles archéologiques 1885 (≈ 1885)
Découverte de vestiges dans la caserne Condé.
2 avril 1927
Premier classement Monument Historique
Premier classement Monument Historique 2 avril 1927 (≈ 1927)
Protection des vestiges dans la caserne Condé.
1995
Fouilles par l'Inrap
Fouilles par l'Inrap 1995 (≈ 1995)
Reconstitution du plan de l’amphithéâtre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges des arènes romaines et de la chapelle Saint-Jacques dans la caserne Condé, actuel lycée d'enseignement professionnel Condé : classement par arrêté du 2 avril 1927 - Le tronçon compris entre l'avenue Charles-Siffert au nord, la rue Marulaz au sud, l'escalier qui joint ces deux voies à l'est et le square à l'ouest : classement par arrêté du 28 mai 1947 - L'ensemble des vestiges, y compris les sols et les vestiges archéologiques qu'ils contiennent (cad. HZ 349 à 352 ; AX 149, 159) : inscription par arrêté du 12 février 2002
Personnages clés
Auguste Castan - Archéologue
Fouilles et compte-rendu en 1885.
Origine et histoire des Arènes de Besançon
Les Arènes de Besançon, vestiges d’un amphithéâtre romain, furent construites au Ier siècle dans l’ancienne Vesontio, actuelle Besançon (Doubs). Situé sur la rive opposée du Doubs par rapport à la cité antique, ce monument hybride combine des caractéristiques des amphithéâtres classiques (comme à Arles ou Nîmes) et des amphithéâtres « massifs » (comme à Amiens ou Tours). Ses dimensions, estimées entre 122 et 130 mètres de long, en font l’un des plus grands édifices de spectacle de la Gaule romaine. Délaissé dès le IVe siècle, il est réutilisé comme nécropole et vignoble, puis sert de carrière de pierres au Moyen Âge pour construire des édifices comme la Citadelle de Besançon.
L’amphithéâtre, fouillé à partir de la fin du XIXe siècle, révèle une structure originale : partiellement édifié en terrain plat (côté sud-est, près du lycée Condé) et adossé à la colline de Charmont (côté nord-ouest, rue Marulaz). Cette dualité architecturale se traduit par deux niveaux d’arcatures au sud-est et un seul au nord-ouest. Les vestiges visibles aujourd’hui se limitent à des portions de murs et de gradins, principalement entre la rue Marulaz et l’avenue Charles-Siffert. Les matériaux, composés de moellons et de grands appareils décoratifs, témoignent de techniques de construction romaines sophistiquées.
Classé Monument Historique dès 1927, le site fait l’objet de protections successives (1947, 2002) pour préserver ses vestiges archéologiques. Les fouilles menées en 1995 par l’Inrap ont permis de reconstituer son plan et son élévation, confirmant une capacité d’au moins 20 000 spectateurs. Malgré son état fragmentaire, l’amphithéâtre reste un témoignage majeur de la romanisation en Franche-Comté, intégré aujourd’hui dans le paysage urbain du quartier Battant, où une rue porte encore son nom (« rue d’Arènes »).
L’histoire du monument reflète aussi son déclin : abandonné comme lieu de spectacle, il devient une source de matériaux pour des constructions médiévales et modernes, dont l’église de la Madeleine et les fortifications de Vauban. Les vestiges actuels, bien que réduits, offrent un aperçu de son importance passée, tandis que les études archéologiques continuent d’éclairer son rôle dans la Vesontio antique. Son classement et son inscription soulignent sa valeur patrimoniale, malgré les lacunes persistantes dans sa connaissance.