Construction initiale Ier siècle (≈ 150)
Édification de l'amphithéâtre romain à Vesontio.
IVe siècle
Désaffectation du site
Désaffectation du site IVe siècle (≈ 450)
L'amphithéâtre est abandonné et transformé en nécropole et vignes.
XVIIe siècle
Redécouverte du site
Redécouverte du site XVIIe siècle (≈ 1750)
Première mention des vestiges des arènes.
1885
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1885 (≈ 1885)
Mise au jour de vestiges dans la cour de la caserne Condé.
1927
Protection du site
Protection du site 1927 (≈ 1927)
Classement des vestiges au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges des arènes romaines et de la chapelle Saint-Jacques dans la caserne Condé, actuel lycée d'enseignement professionnel Condé : classement par arrêté du 2 avril 1927 - Le tronçon compris entre l'avenue Charles-Siffert au nord, la rue Marulaz au sud, l'escalier qui joint ces deux voies à l'est et le square à l'ouest : classement par arrêté du 28 mai 1947 - L'ensemble des vestiges, y compris les sols et les vestiges archéologiques qu'ils contiennent (cad. HZ 349 à 352 ; AX 149, 159) : inscription par arrêté du 12 février 2002
Personnages clés
Auguste Castan
Archéologue ayant mené les premières fouilles en 1885.
Origine et histoire des Arènes de Besançon
Les Arènes de Besançon sont les vestiges d'un amphithéâtre romain élevé à Vesontio, future Besançon, au Ier siècle. Installé sur la rive opposée du Doubs par rapport à l'agglomération antique, le monument, encore assez mal connu au XXIe siècle, mesure entre 122 et 130 mètres de longueur pour des largeurs variantes (environ 104 à 106 mètres). Construit dans la seconde moitié du Ier siècle sur un secteur déjà habité et doté d'activités artisanales, il associe des caractéristiques d'amphithéâtres classiques et de types « massifs » en raison de son implantation partielle sur une pente et partielle sur un terrain plat. Au nord-ouest, contre la colline de Charmont, la construction adopte une structure en partie massive, tandis qu'au sud et à l'est, du côté du lycée Condé, elle repose sur des voûtes rampantes ; cette configuration explique la présence de deux niveaux d'arcatures au sud et à l'est et d'un seul niveau au nord‑ouest, ainsi que l'absence d'une galerie annulaire desservant le rez-de-chaussée, galerie qui n'existe qu'au premier niveau. La hauteur de l'édifice est estimée à 21 mètres et sa capacité à au moins 20 000 spectateurs. Les maçonneries sont majoritairement en moellons, le grand appareil étant utilisé en placage décoratif au niveau des vomitoires retrouvés et pour les pilastres encadrant les arcatures ; le mur de façade nord paraît monté sur de grandes dalles destinées à compenser les différences de niveau du sol antique. Les fondations atteignent environ 10 mètres sous le niveau moderne du square Marulaz, mais l'élévation des murs subsiste seulement sur une hauteur d'environ un mètre. Désaffecté dès le IVe siècle — une nécropole occupe alors l'un de ses vomitoires et des vignes y sont plantées — l'amphithéâtre sert de carrière au Moyen Âge ; des pierres en ont été réemployées pour l'église de la Madeleine, l'hôpital Saint-Jacques et certaines fortifications de Vauban, qui coupent ou intègrent des éléments du monument. Situé aujourd'hui dans le quartier dit Battant, hors de la boucle de Besançon, il a donné son nom à la rue d'Arènes et au secteur des arènes, le théâtre occupant la pointe formée par la rue d'Arènes et l'avenue Charles‑Siffert. La connaissance du site remonte au XVIIe siècle, mais ce n'est qu'en 1885 que des vestiges sont mis au jour dans la cour de la caserne Condé et fouillés sommairement par Auguste Castan ; d'autres découvertes ont eu lieu en 1940 lors de l'aménagement du square, puis en 1995 lors d'une fouille préventive menée par l'Inrap, dont les résultats ont permis d'établir une représentation en plan et en élévation publiée en 2006. Les vestiges visibles restent peu nombreux : un tronçon du mur de façade au nord‑ouest entre la rue Marulaz et l'avenue Charles‑Siffert, la courbe suggérée par un bâtiment du lycée Condé au sud‑ouest et des gradins enherbés au nord du square Marulaz délimitant l'arène. Les parties subsistantes des arènes et la chapelle Saint-Jacques dans l'ancienne caserne Condé (actuel lycée professionnel Condé) sont protégées au titre des monuments historiques depuis le 2 avril 1927 ; un tronçon délimité par l'avenue Charles‑Siffert, la rue Marulaz, l'escalier qui les relie et le square a fait l'objet d'un classement le 28 mai 1947, et l'ensemble des vestiges, sols et vestiges archéologiques a été inscrit le 12 février 2002.