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Arènes de Lutèce à Paris 1er dans Paris 5ème

Patrimoine classé Vestiges Gallo-romain Arènes romaine

Arènes de Lutèce

  • 49 Rue Monge
  • 75005 Paris 5e Arrondissement
Arènes de Lutèce - Paris 5ème
Arènes de Lutèce
Arènes de Lutèce
Arènes de Lutèce
Arènes de Lutèce
Arènes de Lutèce
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Arènes de Lutèce
Arènes de Lutèce
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Arènes de Lutèce
Arènes de Lutèce
Arènes de Lutèce
Crédit photo : Mbzt - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
75005 Paris, 49 Rue Monge

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
300
400
1800
1900
2000
577 apr. J.-C.
Réparation et utilisation
Ier siècle
Construction
Fin du Ier siècle - Début du IIe siècle
Construction initiale
IIIe siècle
Déclin possible
Fin du IIIe siècle
Première destruction
XIXe siècle
Redécouverte et restauration
1883
Classement historique
1915-1916
Restauration majeure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Arènes de Lutèce : classement par arrêté du 31 mars 1884

Personnages clés

Chilpéric Roi des Francs qui fit réparer les arènes.
Victor Hugo Membre du comité de sauvegarde des arènes.
Julien Formigé Architecte responsable de la restauration des arènes au début du XXe siècle.
Louis Capitan Architecte ayant supervisé les travaux de restauration.
Charles Magne Architecte ayant supervisé les travaux de restauration.
Gaston Doumergue Président ayant assisté à la finale du championnat de France de basketball en 1926.

Origine et histoire des Arènes de Lutèce

Les arènes de Lutèce sont un amphithéâtre gallo‑romain de Paris, probablement construit entre la fin du Ier siècle et le début du IIe siècle. Il s'agit d'un édifice hybride, dit « amphithéâtre à scène » ou « amphithéâtre‑théâtre », associant une scène destinée aux représentations théâtrales et une arène pour les combats de gladiateurs et autres jeux. Redécouvertes au XIXe siècle après des siècles d'oubli, elles constituent aujourd'hui un lieu public qui accueille parfois des spectacles et des concerts et sert aussi d'espace de loisirs pour le football amateur, la pétanque, la pause déjeuner ou l'étude. Le site se situe entre les rues Monge, de Navarre et des Arènes et est desservi par les stations de métro Place Monge (ligne 7) et Jussieu (lignes 7 et 10). On y accède notamment par l'immeuble du 49, rue Monge — reconnaissable à un buste de gladiateur sur l'entablement de la porte — ainsi que par la rue des Arènes et le square Capitan ; il est ouvert tous les jours de 8 h 30 à 17 h en hiver et jusqu'à 21 h 30 en été. Le monument présente une originalité architecturale : il mêle des traits de l'architecture de l'Empire romain, une cavea de type gallo‑romain et une forme influencée par le monde grec ; son arène dissymétrique rappelle certains modèles d'Afrique romaine et le front de scène s'inspire d'édifices d'Asie Mineure. Les estimations de capacité ont varié : Jean Camille et Jules Formigé ont évoqué 17 000 spectateurs tandis que Camille Jullian, en comparant les gradins à ceux des arènes de Nîmes et de l'amphithéâtre des Trois Gaules de Lyon, a proposé le chiffre de 15 944 places. Dès sa construction, l'édifice apparaît comme un prototype en Gaule d'installation mixte combinant scène et arène ; un cas comparable, antérieur et modifié pour conserver une double fonctionnalité, est l'amphithéâtre de Cherchell en actuelle Algérie. La scène, établie sur le podium, mesure 41,20 mètres de longueur, et la piste centrale elliptique présente un grand axe de 51,80 mètres et un petit axe de 44,40 mètres. Implanté sur la montagne Sainte‑Geneviève, à proximité de la confluence de la Seine et de la Bièvre, le monument s'inscrit dans un paysage où la cité antique de Lutèce occupe les flancs de la colline à partir du Ier siècle. La montagne est formée de calcaire lutétien, culminant à l'angle de la rue de l'Estrapade et de la rue des Fossés‑Saint‑Jacques ; malgré sa constitution grossière, ce calcaire a servi à la construction de la cité et ses carrières se trouvaient en rive gauche de la Bièvre, à l'est et au sud de la colline, aux portes de la ville antique. La colline culmine à 56 mètres et son plateau varie entre 54,50 et 56 mètres ; il s'étend du creux du Val‑de‑Grâce au sud jusqu'aux jardins du Luxembourg à l'ouest et vers la vallée de la Bièvre et le marais du boulevard Saint‑Germain à l'est, lieu où se déversaient les eaux de la Bièvre. Durant le Haut‑Empire, la montagne Sainte‑Geneviève accueille l'urbanitas romaine — édifices politiques, religieux, spectaculaires et judiciaires — et les bâtiments monumentaux se concentrent sur sa pente nord ; si la plupart des monuments lutéciens se rapprochent du cardo maximus, les arènes ont été construites hors des limites de la ville, conformément à la norme romaine, leur position à mi‑hauteur assurant une bonne visibilité depuis la vallée de la Seine et la région environnante. L'édifice, en raison de sa disposition, est considéré comme un monument mixte, mais les fouilles anciennes, l'absence de stratigraphie et le faible nombre de sources archéologiques rendent impossible une datation précise de la durée de son occupation. Plusieurs hypothèses suggèrent un déclin ou un démantèlement à partir du IIIe siècle, entre 308 et 360, lié à la construction de l'enceinte du Bas‑Empire sur l'île de la Cité. Des sépultures découvertes entre 1870 et 1915 ont livré vingt‑deux squelettes humains adultes et un squelette de camélidé, dont la datation reste imprécise faute d'analyses stratigraphiques ; une monnaie de Gratien retrouvée dans un remblai fournit cependant un terminus antérieur à son règne, autour de 375–385, indiquant un déclassement amorcé dès le IVe siècle. Les vestiges montrent des remaniements à plusieurs époques ; l'idée d'une réparation par Chilpéric Ier en 577 a été proposée mais reste contestée et, selon certaines études récentes, illustre l'insuffisance des preuves pour affirmer un réemploi mérovingien du lieu pour des spectacles. À la fin du Moyen Âge, des auteurs évoquent des ruines de cirque ou d'arènes dans le quartier Saint‑Victor : Alexandre Neckam, au tournant de la fin du XIIe siècle, décrit des ruines près de la maison de Saint‑Victor, et un acte de 1284 mentionne un lieu‑dit « les Arènes ». Le site fut ensuite enseveli et en grande partie effacé, notamment par les remblais lors du creusement des fossés de l'enceinte de Philippe Auguste à partir de la fin du XIIe siècle, avant d'être de nouveau signalé par Adrien de Valois au XVIIe siècle. Les grands travaux haussmanniens ont permis de remettre au jour des vestiges : le percement de la rue Monge entre 1867 et 1868 a mis au jour la cavea supérieure, puis, lors d'un projet de dépôt de la Compagnie générale des omnibus, des couloirs et la scène ont été révélés ; une partie du site sur la parcelle fut cependant rasée après un conflit, tandis que des éléments du podium et l'entrée nord furent épargnés puis réenfouis. Des campagnes complémentaires menées dans les années suivantes ont permis d'étendre la connaissance du plan et, sous l'impulsion d'un comité de sauvegarde appuyé par l'Académie des inscriptions et belles‑lettres et Victor Hugo, le conseil municipal de Paris a voté en juillet 1883 la conservation du site ; la ville a acquis le terrain et les vestiges ont été classés au titre des monuments historiques en 1884. La mise en valeur du lieu a commencé en 1892 avec la création du square des Arènes par l'architecte M. du Seigneur ; entre 1915 et 1916 la municipalité a racheté la parcelle rue Monge et confié à Julien Formigé, sous la surveillance de Louis Capitan et Charles Magne, des travaux qui ont abouti à l'aménagement visible aujourd'hui, les gradins actuels ayant été en grande partie recréés par les urbanistes. Cette restauration a été critiquée pour avoir privilégié la reconstitution d'une arène plutôt que la consolidation des vestiges antiques, rendant parfois difficile la distinction entre éléments anciens et apports contemporains ; le site s'ouvre désormais sur le square Louis Capitan. Depuis le XXe siècle, les arènes sont régulièrement réutilisées comme lieu de spectacles et d'événements : elles ont accueilli des compétitions de basketball — dont la finale du championnat de France le 9 mai 1926 en présence du président Gaston Doumergue —, des rencontres de l'équipe de France entre 1927 et 1951, des démonstrations de toreo en 1925 et en 2022, des manifestations communautaires et religieuses dans les années 1960–1970, ainsi que des concerts et festivals, tout en conservant un usage quotidien de loisirs et de détente. Le site abrite également une maison des oiseaux proposant des activités pédagogiques ornithologiques et un parcours botanique ; parmi les arbres remarquables figurent deux faux de Verzy plantés en 1905 et classés, un Ilex aquifolium ferox, un Ulmus minor variété « Jacqueline Hillier », un Broussonetia papyfera, un Photinia glabra et un Ligustrum lucidum.

Devenir actuel

Les arènes sont aujourd'hui accessibles à travers l'immeuble du nº 49 de la rue Monge, par la rue des Arènes et le square Capitan dans le 5e arrondissement de Paris. Elles sont ouvertes tous les jours de 8 h 30 à 17 h pendant l'hiver et 21 h pendant l'été.

Liens externes

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