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Arènes Marcel Guillarmet à Marsillargues dans l'Hérault

Patrimoine classé Patrimoine urbain Arènes taurines

Arènes Marcel Guillarmet à Marsillargues

    6-14 Place de l'Hôtel de ville
    34590 Marsillargues
Propriété de la commune ; propriété d'une société privée ; propriété privée
Crédit photo : Gonzolito - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
2000
2100
1960
Construction des arènes
22 février 1993
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
3e quart XXe siècle
Période de construction

Patrimoine classé

Sol de la place ; barrières délimitant la piste situées sur le domaine public, place de l'Hôtel-de-Ville ; façades environnantes (cad. B 295 à 297, 323, 325, 326) : inscription par arrêté du 22 février 1993

Personnages clés

Marcel Guillarmet - Gardian (gardien de taureaux) Hommage par le nom des arènes.
Frédéric Saumade - Ethnologue A étudié leur adaptation tauromachique locale.

Origine et histoire

Les arènes de Marsillargues, situées dans le département de l’Hérault en région Occitanie, ont été construites en 1960 par la municipalité. Elles remplacent un mobilier urbain éphémère installé depuis la fin du XIXe siècle pour les « courses à la cocarde », une tradition festive locale remontant aux fêtes révolutionnaires. Ces arènes, de forme quadrilatérale aux angles arrondis, sont composées d’un échafaudage de gradins en tubes métalliques et en planches, pouvant accueillir plus de 800 spectateurs. Leur emplacement central, entre l’église, la mairie, le château du XVIe siècle et un café, en fait un lieu de rassemblement emblématique pour la communauté.

Les arènes portent le nom de Marcel Guillarmet, un gardian (gardien de taureaux) marsillarguois salarié de la manade Laurent, en hommage à son rôle dans la tradition tauromachique locale. Leur structure inclut des aménagements pratiques comme une infirmerie sommaire dans l’arrière-boutique d’un bistrot voisin, tandis que le toril (enclos pour les taureaux) est aligné sur la devanture du café. Ces caractéristiques, étudiées par l’ethnologue Frédéric Saumade, illustrent leur adaptation parfaite au modèle des courses camarguaises, ou bouvine, une pratique culturelle ancrée dans le Bas-Languedoc.

Classées monument historique depuis le 22 février 1993 pour leur « intérêt ethnologique », les arènes protègent notamment le sol de la place, les barrières délimitant la piste, et les façades environnantes. Leur préservation souligne l’importance patrimoniale des monuments liés à la bouvine, une tradition mêlant élevage, fêtes populaires et identité régionale. Outre les courses, elles accueillent divers spectacles, perpétuant leur rôle de lieu de sociabilité et de culture vivante.

La construction de 1960 marque une transition vers une structure permanente, remplaçant les installations provisoires montées par les habitants et la municipalité lors des fêtes. Cette évolution reflète l’institutionnalisation progressive des pratiques tauromachiques en Languedoc, tout en conservant leur dimension communautaire. Les arènes, propriété mixte (commune, société privée et particuliers), restent un symbole de la vie locale, entre héritage historique et adaptations contemporaines.

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