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Arènes romaines de Béziers dans l'Hérault

Patrimoine classé Vestiges Gallo-romain Arènes romaine

Arènes romaines de Béziers

  • Allées Paul-Riquet
  • 34500 Béziers
Arènes romaines de Béziers
Arènes romaines de Béziers
Arènes romaines de Béziers
Arènes romaines de Béziers
Arènes romaines de Béziers
Arènes romaines de Béziers
Arènes romaines de Béziers
Arènes romaines de Béziers
Arènes romaines de Béziers
Arènes romaines de Béziers
Crédit photo : Clement d34 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée ; propriété de la commune ; propriété d'un établissement public
34500 Béziers, Allées Paul-Riquet

Frise chronologique

Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Bas Moyen Âge
XIXe siècle
Époque contemporaine
500 av. J.-C.
400 av. J.-C.
0
100
200
300
400
1200
1900
2000
Ve siècle av. J.-C.
Première occupation du site
Ier siècle
Construction de l'amphithéâtre
Fin du IIIe siècle
Abandon du monument
XIIe siècle
Réutilisation comme carrière
1987–2005
Fouilles et réhabilitation
16 mai 2013
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les vestiges de l'amphithéâtre situés rue Saint-Jacques, rue du Moulin-à-Huile, place du Cirque, rue du Cirque et impasse des Anciennes-Arènes (cad. non cadastré, domaine public ; LX 152 à 154, 256 à 268, 272 à 274, 287 à 293, 295 à 298, 320 à 335, 927, 996 à 1002, 1005, 1006, 1017, 1018, 1020, 1022, 1024, 1026, 1029, 1030, 1034) : inscription par arrêté du 16 mai 2013

Personnages clés

Anne (de) Rulman - Architecte A documenté l'amphithéâtre en 1628.
Pierre Barral - Architecte Co-auteur des plans du XVIIe siècle.

Origine et histoire des Arènes romaines

Les arènes de Béziers, édifiées au Ier siècle dans la colonie romaine Colonia Vrbs Julia Septimanorum Baeterrae, s’inscrivaient dans la Gaule narbonnaise. Implantées au sud de la ville antique, près du théâtre, elles s’appuyaient partiellement sur la colline Saint-Jacques. Leur abandon intervint à la fin du IIIe siècle, marquant la fin de leur usage initial comme lieu de spectacles. Le site, occupé dès le Ve siècle av. J.-C. (traces d’habitats, silos), fut réinvesti au Moyen Âge comme carrière de pierres pour des constructions locales, dont l’église Saint-Jacques.

Entre le XIIe siècle et les années 1970, l’amphithéâtre servit de support à des activités artisanales (fours de potiers) et à des habitations, son sol ayant été rehaussé. Des rues médiévales, comme la rue du Puits des Arènes, épousent encore aujourd’hui la courbe de ses vestiges. Les fouilles menées de 1987 à 2005 ont permis de dégager des éléments clés : gradins, vomitoires, et une galerie annulaire de 3,78 m de large. Ces découvertes ont confirmé les descriptions architecturales du XVIIe siècle par Anne de Rulman et Pierre Barral.

L’amphithéâtre, de dimensions 108,3 × 88,6 m, pouvait accueillir 13 700 spectateurs. Sa façade à deux étages d’arcades, partiellement taillée dans le roc, atteignait 17 m de hauteur. Construite en petit appareil calcaire, sa structure combinait économie de matériaux (réutilisation de la colline) et fonctionnalité (galeries de circulation). Aucun décor sculpté significatif n’a été retrouvé, à l’exception de rares moulures. Les vestiges, inscrits monuments historiques en 2013, sont aujourd’hui accessibles dans un jardin public aménagé sur une partie de l’arène et de la cavea.

Les études récentes ont validé les hypothèses anciennes sur son architecture, comme la présence de vomitoires aux extrémités du grand axe. Cependant, le nombre exact de gradins et la disposition complète des accès restent inconnus. Le monument illustre l’urbanisation romaine en Narbonnaise, où les édifices de spectacle jouaient un rôle central dans la vie sociale et politique des cités.

Liens externes

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