Frise chronologique
Ve siècle av. J.-C.
Première occupation du site
Première occupation du site
Ve siècle av. J.-C. (≈ 451 av. J.-C.)
Traces d'habitats et silos retrouvées.
Ier siècle
Construction de l'amphithéâtre
Construction de l'amphithéâtre
Ier siècle (≈ 150)
Période gallo-romaine, style architectural précoce.
Fin du IIIe siècle
Abandon du monument
Abandon du monument
Fin du IIIe siècle (≈ 395)
Fin des spectacles et début du déclin.
XIIe siècle
Réutilisation comme carrière
Réutilisation comme carrière
XIIe siècle (≈ 1250)
Pieres prélevées pour l'église Saint-Jacques.
1987–2005
Fouilles et réhabilitation
Fouilles et réhabilitation
1987–2005 (≈ 1996)
Dégagement des vestiges et aménagements.
16 mai 2013
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
16 mai 2013 (≈ 2013)
Protection officielle des ruines.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges de l'amphithéâtre situés rue Saint-Jacques, rue du Moulin-à-Huile, place du Cirque, rue du Cirque et impasse des Anciennes-Arènes (cad. non cadastré, domaine public ; LX 152 à 154, 256 à 268, 272 à 274, 287 à 293, 295 à 298, 320 à 335, 927, 996 à 1002, 1005, 1006, 1017, 1018, 1020, 1022, 1024, 1026, 1029, 1030, 1034) : inscription par arrêté du 16 mai 2013
Personnages clés
| Anne (de) Rulman - Architecte |
A documenté l'amphithéâtre en 1628. |
| Pierre Barral - Architecte |
Co-auteur des plans du XVIIe siècle. |
Origine et histoire
Les arènes de Béziers, édifiées au Ier siècle dans la colonie romaine Colonia Vrbs Julia Septimanorum Baeterrae, s’inscrivaient dans la Gaule narbonnaise. Implantées au sud de la ville antique, près du théâtre, elles s’appuyaient partiellement sur la colline Saint-Jacques. Leur abandon intervint à la fin du IIIe siècle, marquant la fin de leur usage initial comme lieu de spectacles. Le site, occupé dès le Ve siècle av. J.-C. (traces d’habitats, silos), fut réinvesti au Moyen Âge comme carrière de pierres pour des constructions locales, dont l’église Saint-Jacques.
Entre le XIIe siècle et les années 1970, l’amphithéâtre servit de support à des activités artisanales (fours de potiers) et à des habitations, son sol ayant été rehaussé. Des rues médiévales, comme la rue du Puits des Arènes, épousent encore aujourd’hui la courbe de ses vestiges. Les fouilles menées de 1987 à 2005 ont permis de dégager des éléments clés : gradins, vomitoires, et une galerie annulaire de 3,78 m de large. Ces découvertes ont confirmé les descriptions architecturales du XVIIe siècle par Anne de Rulman et Pierre Barral.
L’amphithéâtre, de dimensions 108,3 × 88,6 m, pouvait accueillir 13 700 spectateurs. Sa façade à deux étages d’arcades, partiellement taillée dans le roc, atteignait 17 m de hauteur. Construite en petit appareil calcaire, sa structure combinait économie de matériaux (réutilisation de la colline) et fonctionnalité (galeries de circulation). Aucun décor sculpté significatif n’a été retrouvé, à l’exception de rares moulures. Les vestiges, inscrits monuments historiques en 2013, sont aujourd’hui accessibles dans un jardin public aménagé sur une partie de l’arène et de la cavea.
Les études récentes ont validé les hypothèses anciennes sur son architecture, comme la présence de vomitoires aux extrémités du grand axe. Cependant, le nombre exact de gradins et la disposition complète des accès restent inconnus. Le monument illustre l’urbanisation romaine en Narbonnaise, où les édifices de spectacle jouaient un rôle central dans la vie sociale et politique des cités.