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Frise chronologique
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
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Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100 av. J.-C.
0
…
300
400
…
1500
1600
1700
1800
1900
2000
50 av. J.-C.
Conquête romaine
Conquête romaine 50 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
La région est conquise par Rome et intégrée à l'Empire.
IIe et IIIe siècles
Apogée gallo-romain
Apogée gallo-romain IIe et IIIe siècles (≈ 350)
Argentomagus atteint son apogée durant cette période.
1566
Premières observations
Premières observations 1566 (≈ 1566)
Jean Chaumeau publie les premières observations du site.
1820
Premières fouilles
Premières fouilles 1820 (≈ 1820)
Fouilles archéologiques menées à la demande du préfet de l'Indre.
5 avril 1990
Inscription monument historique
Inscription monument historique 5 avril 1990 (≈ 1990)
Le site est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges gallo-romains (cad. C 556) : classement par arrêté du 13 juillet 1976
Personnages clés
Jean Chaumeau
A publié les premières observations du site en 1566.
Jean-Marie Pailler
A étudié la toponymie et le rôle commercial du site.
Origine et histoire de l'Argentomagus
Argentomagus est un oppidum du peuple gaulois des Bituriges, occupé ensuite par les Romains, situé sur la commune de Saint-Marcel, près d'Argenton-sur-Creuse (Indre, Centre-Val de Loire). Le site se trouve au sud de la commune, sur le plateau des Mersans, à environ 1 km au nord du centre d'Argenton-sur-Creuse, sur la rive droite de la Creuse et à 4 km en amont de la confluence de la Bouzanne. Sa position entre la Creuse et plusieurs axes routiers lui confère un emplacement stratégique. Le toponyme Argentomagus appartient à une famille de noms de lieux (Argenton-, Argentan, etc.) dérivés du gaulois Argantomagos, littéralement « marché de l'argent ». Jean-Marie Pailler a relié cette toponymie à l'abondance de monnaies retrouvées sur certains sites et a proposé que ces lieux aient pu jouer un rôle de contrôle sur des itinéraires commerciaux de métaux. Au début de l'occupation romaine, le site relevait du peuple des Bituriges ; la région a été conquise par Rome vers 50 avant notre ère. La ville a atteint son apogée durant la période gallo-romaine des IIe et IIIe siècles. Les premières observations publiées remontent à 1566 par Jean Chaumeau, et les premières fouilles documentées ont été menées en 1820 à la demande du préfet de l'Indre. L'ensemble a été inscrit au titre des monuments historiques le 5 avril 1990. Les vestiges visibles ou identifiés sur le site comprennent l'oppidum, des thermes, un pont romain, un amphithéâtre non fouillé, un théâtre pouvant accueillir 6 à 7 000 spectateurs, des remparts, des temples, une fontaine monumentale de plan carré accessible par deux escaliers, une nécropole et la maison dite de Quintus. Le musée archéologique de Saint-Marcel, ouvert en 1990, expose les objets mis au jour sur le site, tels que statuettes, monnaies, jouets, décors muraux et poteries. Parmi les pièces présentées figure une olla en terre noire portant l'inscription gallo-latine « VERGOBRETOS READDAS », interprétée par la traduction « le vergobret a fait le sacrifice ». Le musée propose également des expositions temporaires, parmi lesquelles « Dieux merci ! Dévots et offrandes en Gaule romaine ».