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Arsenal Saint-Hilaire de Sélestat dans le Bas-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine militaire Arsenal

Arsenal Saint-Hilaire de Sélestat

  • 2a Rue des Chevaliers
  • 67600 Sélestat
Arsenal Saint-Hilaire de Sélestat
Arsenal Saint-Hilaire de Sélestat
Arsenal Saint-Hilaire de Sélestat
Arsenal Saint-Hilaire de Sélestat
Arsenal Saint-Hilaire de Sélestat
Arsenal Saint-Hilaire de Sélestat
Arsenal Saint-Hilaire de Sélestat
Crédit photo : Erics67 - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
67600 Sélestat, 2a Rue des Chevaliers

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1280
Fondations initiales
1518
Achèvement de l'arsenal
1534
Extension avec Sainte-Barbe
1632-1634
Guerre de Trente Ans
1785
Rebaptisé Saint-Hilaire
1814
Incendie et évacuation
1871
Annexion allemande
1910
Destruction du bâtiment adjacent
1984
Inscription Monument Historique
2020
Fin de la rénovation
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. 1 203) : inscription par arrêté du 30 mai 1984

Personnages clés

Érasme de Rotterdam - Humaniste et lettré Séjournait à Sélestat (1515-1522).
Marc Gaspard Capriol de Saint-Hilaire - Commandant de l’artillerie Donne son nom à l’arsenal en 1785.

Origine et histoire de l'Arsenal

L’arsenal Saint-Hilaire de Sélestat, situé dans le Grand Est, est un monument historique aux origines militaires remontant au début du XVIe siècle. Ses fondations, datées des années 1280, témoignent d’une vocation défensive ancienne. Construit en brique et grès, il incarne l’âge d’or de Sélestat, alors capitale de l’humanisme rhénan, attirant des figures comme Érasme de Rotterdam entre 1515 et 1522. L’inscription « 1518 » sur sa façade marque l’achèvement des travaux, dans un contexte d’essor urbain nécessitant des espaces de stockage accrus pour les armes et munitions.

En 1534, face à l’exiguïté de l’arsenal, la ville y adjoint un étage de l’arsenal Sainte-Barbe, initialement dédié aux denrées. La guerre de Trente Ans (1632-1634) marque un tournant : Sélestat, conquise par les Suédois puis les Français, perd son statut de Ville libre du Saint-Empire. L’arsenal, stratégique près de la porte Neuve, passe sous contrôle français. En 1785, il est rebaptisé en l’honneur de Marc Gaspard Capriol de Saint-Hilaire, commandant de l’artillerie municipale, après des travaux majeurs.

Le XIXe siècle est marqué par des crises : en 1814, un incendie voisin force l’évacuation des munitions, évitant une explosion dévastatrice. Après l’annexion allemande de 1871, l’arsenal perd sa fonction défensive et devient une caserne, successivement allemande (1871-1919) puis française. Au XXe siècle, un bâtiment adjacent de 1617 est détruit en 1910, remplacé par une construction néo-Renaissance. Inscrit aux Monuments Historiques en 1984, il est réhabilité en 2020, mêlant aujourd’hui logements touristiques et événements culturels.

Architecturalement, l’édifice se distingue par sa charpente complexe à trois niveaux de greniers, couverte de tuiles « queue de castor » typiques d’Alsace. Sa cour, animée par des marchés bio et des concerts, reflète sa reconversion réussie. Le complexe Le Rhenanus propose désormais des locations saisonnières, tandis que sa façade et sa toiture, protégées depuis 1984, rappellent son passé militaire.

Les sources soulignent son rôle clé dans l’histoire locale, depuis les conflits médiévales jusqu’à la préservation contemporaine. L’arsenal illustre aussi les mutations urbaines de Sélestat, entre héritage humaniste, occupations successives et adaptation moderne. Sa rénovation récente, menée avec la DRAC Grand Est, a restauré des éléments comme la toiture (2014) et les façades en grès bosselé, perpétuant son statut de symbole patrimonial.

Liens externes

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