Frise chronologique
1859
Fondation de l'atelier
Fondation de l'atelier
1859 (≈ 1859)
Ouverture par Louis et Jacques Vidal.
années 1920
Âge d'or de la production
Âge d'or de la production
années 1920 (≈ 1920)
Période dite *l’arbre d’or*.
1954
Fermeture définitive
Fermeture définitive
1954 (≈ 1954)
Arrêt de la distillation résineuse.
19 février 1990
Classement Monument historique
Classement Monument historique
19 février 1990 (≈ 1990)
Protection des bâtiments et logements.
2017
Restauration du site
Restauration du site
2017 (≈ 2017)
Travaux dirigés par Delphine Gramaglia.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des bâtiments industriels (cad. AB 331, lieudit les Nasses) ; anciens logements ouvriers (cad. AB 120, lieudit le Bourg) : inscription par arrêté du 19 février 1990
Personnages clés
| Louis Vidal - Fondateur |
Cofondateur de l’atelier en 1859. |
| Jacques Vidal - Fondateur |
Cofondateur de l’atelier en 1859. |
| Delphine Gramaglia - Architecte du patrimoine |
Dirigea la restauration en 2017. |
Origine et histoire
L’atelier des produits résineux de Luxey a été fondé en 1859 par Louis et Jacques Vidal dans les Landes de Gascogne, une région marquée par l’exploitation forestière. Situé près d’une forêt de pins et d’un ruisseau, cet ensemble industriel se composait de trois bâtiments : un lieu de réception de la gemme, un atelier de distillation produisant de l’essence de térébenthine et de la colophane, et un entrepôt pour les produits finis. Des logements ouvriers complétaient le domaine, reflétant une organisation autonome autour de cette activité économique majeure.
Dès son ouverture, l’usine employait 200 gemmeurs et distillait jusqu’à 500 000 litres de matières résineuses annuels, exportés via Bordeaux vers la France et l’étranger. La production reposait sur un processus artisanal : la gemme, récoltée par des métayers, était transportée par charrettes et barques, puis distillée dans des alambics en cuivre. Ce système, florissant jusqu’aux années 1920 — période dite de l’arbre d’or —, déclina dans les années 1930 avant de cesser définitivement en 1954, victime de la crise économique.
En 1975, l’atelier fut intégré à l’écomusée de la Grande-Lande après son rachat par le Parc naturel régional des Landes de Gascogne. Les trois bâtiments, classés Monuments historiques en 1990, furent aménagés en musée pour préserver ce patrimoine industriel. Aujourd’hui, le site accueille 20 000 visiteurs annuels et illustre les techniques de gemmage, ainsi que leur impact sur des produits quotidiens comme le vernis ou les plastiques. Malgré des vols de pièces en cuivre en 2005-2006, une restauration menée en 2017 a permis de moderniser les infrastructures tout en conservant leur authenticité.
L’atelier Vidal témoigne ainsi de l’âge d’or de la résine landaise, entre innovation technique et déclin industriel, avant de devenir un symbole de la mémoire locale. Son modèle muséal s’inspire de celui de l’écomusée de Marquèze, ouvert en 1970 par la même société Grand’landaise, soulignant l’importance de ce patrimoine dans l’identité régionale.