Frise chronologique
1878
Installation de Pierre Millan
Installation de Pierre Millan
1878 (≈ 1878)
Aménagement de l’atelier principal au 2e étage.
1939
Achat par Georges Mattelon
Achat par Georges Mattelon
1939 (≈ 1939)
Modernisation partielle entre 1948 et 1951.
15 mars 2013
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
15 mars 2013 (≈ 2013)
Protection des façades, toitures et atelier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble des façades et toitures de l'immeuble situé 10, rue Richan, (y compris celles de la cage d'escalier et de l'atelier mécanique situé dans la cour), ainsi que l'atelier du deuxième étage en totalité (cad. AX 48) : inscription par arrêté du 15 mars 2013
Personnages clés
| Pierre Millan - Tisseur |
Installa l’atelier en 1878. |
| Georges Mattelon - Propriétaire et modernisateur |
Acheta l’immeuble en 1939. |
Origine et histoire
L'atelier Mattelon est un atelier de tissage situé dans le 4e arrondissement de Lyon, au 10 rue Richan. Il est représentatif des immeubles canuts de la première moitié du XIXe siècle, dédiés à l'industrie de la soie. Cet atelier illustre la transition entre le travail artisanal et la mécanisation, avec des métiers à bras encore conservés aujourd’hui.
En 1878, le tisseur Pierre Millan installa l’atelier principal au deuxième étage de l’immeuble, complété par un atelier annexe, des pièces de dévidage et une soupente pour les ouvriers au troisième étage. Ces aménagements reflètent l’organisation typique du travail à domicile dans la soierie lyonnaise.
En 1939, Georges Mattelon acquit l’immeuble et modernisa partiellement les installations entre 1948 et 1951, en ajoutant un atelier de métiers mécaniques à l’arrière de la parcelle. Malgré cette évolution, la production traditionnelle sur métiers à bras fut maintenue, témoignant de la persistance des méthodes artisanales.
L’atelier est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 15 mars 2013. Cette protection couvre l’ensemble des façades et toitures, ainsi que l’atelier du deuxième étage dans son intégralité. Le site reste aujourd’hui une propriété privée, sans accès public régulier.