Frise chronologique
1937
Exposition internationale de Paris
Exposition internationale de Paris
1937 (≈ 1937)
Construction initiale comme pavillon des « Eaux et forêts »
janvier 1938
Reconstruction à Port-sur-Saône
Reconstruction à Port-sur-Saône
janvier 1938 (≈ 1938)
Transfert et remontage pour 300 000 francs
25 septembre 1938
Inauguration de l’école forestière
Inauguration de l’école forestière
25 septembre 1938 (≈ 1938)
L’auberge loge les étudiants en formation
11 septembre 2018
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
11 septembre 2018 (≈ 2018)
Protection de l’auberge et de son parc
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'auberge de la jeunesse, en totalité, y compris son parc arboré, à l'exception des bâtiments annexes, située 78, rue Jean Bogé, correspondant à la parcelle n° 324 de la section BI du cadastre, telle que délimitée par un liseré rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 11 septembre 2018.
Personnages clés
| Frères Martinet - Architectes |
Concepteurs du bâtiment en bois |
Origine et histoire
L’Auberge de jeunesse de Port-sur-Saône est un bâtiment en rondins de sapin, conçu par les frères Martinet, architectes spécialisés dans l’utilisation du bois. Elle fut d’abord érigée à Paris en 1937 pour l’Exposition internationale des « Arts et Techniques appliqués à la Vie moderne », dans la section « Eaux et forêts ». Ce pavillon devait illustrer l’innovation architecturale et les usages modernes du bois, tout en mettant en avant la cuisine au feu de bois.
À la clôture de l’Exposition en novembre 1937, l’auberge fut démontée puis reconstruite à Port-sur-Saône en janvier 1938 pour un coût de 300 000 francs. Elle servit initialement à loger les étudiants de l’école départementale du bois et des carburants forestiers, inaugurée dans la ville en septembre 1938. Son aménagement intérieur comprenait une grande salle commune, des dortoirs aux étages, et des espaces techniques, le tout entouré d’un parc arboré.
L’édifice, représentatif de l’architecture en bois des années 1930, a été inscrit aux monuments historiques en 2018 pour son intérêt patrimonial et technique. La protection couvre l’auberge en totalité ainsi que son parc, à l’exclusion des bâtiments annexes. Aujourd’hui, elle reste un témoignage rare des expérimentations architecturales de l’entre-deux-guerres, mêlant fonctionnalité, pédagogie forestière et innovation constructive.