Frise chronologique
1737
Première mention du Cheval Blanc
Première mention du Cheval Blanc
1737 (≈ 1737)
Changement d’enseigne depuis *L’Écu*.
années 1820
Lieu de l’école de Barbizon
Lieu de l’école de Barbizon
années 1820 (≈ 1820)
Accueil des peintres Corot, Millet, Rousseau.
21 décembre 1984
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
21 décembre 1984 (≈ 1984)
Protection des façades, toitures et décors intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; salle du restaurant avec son décor (cad. AK 2) : inscription par arrêté du 21 décembre 1984
Personnages clés
| Jean-Baptiste Camille Corot - Peintre |
Fréquentait l’auberge, école de Barbizon. |
| Jean-François Millet - Peintre |
Lié à l’auberge et son décor. |
| Théodore Rousseau - Peintre |
Membre de l’école de Barbizon présent. |
Origine et histoire
L’auberge du Cheval Blanc, située au 8 route de Paris à Chailly-en-Bière (Seine-et-Marne), est un édifice dont l’histoire remonte au XVIe siècle comme relais de poste sur l’axe royal Versailles-Fontainebleau. Initialement connue sous l’enseigne L’Écu, elle adopte le nom Au Cheval blanc à partir de 1737, marquant son ancrage dans le paysage local comme étape pour les voyageurs.
À partir des années 1820, l’auberge devient un lieu central pour les artistes de l’école de Barbizon, dont Jean-Baptiste Camille Corot, Jean-François Millet et Théodore Rousseau. Ces peintres, souvent sans ressources, y laissèrent des œuvres en échange de leur hébergement, comme en témoignent les boiseries et murs peints de la salle de restauration. Ce décor, préservé, illustre l’esprit créatif et les échanges artistiques de l’époque.
Classée partiellement aux monuments historiques depuis 1984, l’auberge est reconnue pour son rôle dans l’histoire de l’art et son architecture modeste. Les façades, toitures et la salle du restaurant avec son décor pictural sont protégés, soulignant son importance comme témoin matériel de la vie artistique du XIXe siècle en Île-de-France. L’inscription officielle met en avant son lien avec l’école de Barbizon et la conservation d’un patrimoine artistique unique.