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Auberge Ravoux à Auvers-sur-Oise dans le Val-d'oise

Patrimoine classé Maison des hommes et des femmes célèbres Auberge

Auberge Ravoux à Auvers-sur-Oise

  • 52 Rue du Général-de-Gaulle
  • 95760 Auvers-sur-Oise
Auberge Ravoux à Auvers-sur-Oise
Auberge Ravoux à Auvers-sur-Oise
Auberge Ravoux à Auvers-sur-Oise
Auberge Ravoux à Auvers-sur-Oise
Auberge Ravoux à Auvers-sur-Oise
Crédit photo : Yannbee sur Wikipédia néerlandais - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
95430 Auvers-sur-Oise, 52 Rue du Général-de-Gaulle

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1876
Fondation de l’établissement
1884
Transformation en café-restaurant
1890
Séjour et mort de Van Gogh
28 décembre 1984
Protection patrimoniale
17 septembre 1993
Réouverture après restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chambre de Van Gogh ; escalier (cad. 1958 AN 151) : classement par arrêté du 28 décembre 1984 ; Façades et toitures (cad. 1958 AN 151) : inscription par arrêté du 28 décembre 1984

Personnages clés

Vincent van Gogh - Peintre postimpressionniste Locataire de la chambre no 5, y décède.
Arthur Gustave Ravoux - Gérant en 1890 Propriétaire lors du séjour de Van Gogh.
Adeline Ravoux - Fille des gérants Témoin clé pour reconstituer la chambre.

Origine et histoire de l'auberge Ravoux

L’Auberge Ravoux, initialement nommée Café de la Mairie, est un établissement fondé en 1876 comme commerce de vins sur la place d’Auvers-sur-Oise. Transformé en café-restaurant en 1884 par la famille Levert, il est repris en 1890 par Arthur Gustave Ravoux, accompagné de son épouse Louise et de leur fille Adeline. Ce lieu modeste, situé au 52 rue du Général-de-Gaulle, devient un repère pour les artistes de passage, grâce à une salle arrière dédiée au stockage et à la retouche des toiles.

Le peintre Vincent van Gogh y loue la chambre no 5 pour un franc par jour en mai 1890, y passant ses 70 derniers jours. Durant ce séjour prolifique, il y réalise 74 tableaux, 45 dessins et une gravure. Le 27 juillet 1890, il s’y blesse mortellement d’une balle dans la poitrine avant de décéder deux jours plus tard. Par superstition, la chambre — dite « du suicidé » — ne sera jamais relouée, bien qu’occupée ultérieurement par des gérants comme la famille Boissy en 1946.

Classée Monument Historique en 1984 pour sa chambre et son escalier, l’auberge est restaurée entre 1988 et 1993. Rouverte au public en septembre 1993 sous son nom actuel, elle conserve la chambre de Van Gogh dans son état d’origine, vide hormis une chaise et une vitrine. La salle arrière où l’artiste entreposait ses œuvres a cependant été démolie lors des travaux. Aujourd’hui, le lieu allie mémoire historique, restaurant et attraction touristique, attirant les amateurs d’art et d’histoire.

L’établissement incarne le lien entre Van Gogh et Auvers-sur-Oise, village où le peintre a produit certaines de ses œuvres majeures avant sa mort. La reconstitution de sa chambre, permise par les souvenirs d’Adeline Ravoux, et les protections patrimoniales (classement des façades et toitures) soulignent son importance culturelle. Le site reste un témoignage poignant de la fin de vie du peintre, tout en perpétuant son héritage artistique.

Liens externes

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