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Auditoire et prisons à Saint-Amour dans le Jura

Auditoire et prisons

    20 Rue du Commerce
    39160 Saint-Amour
Propriété de la commune
Crédit photo : Jade - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1705
Installation de la justice des gabelles
1730-1734
Première campagne de construction
1739-1741
Seconde campagne de travaux
8 janvier 1997
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'auditoire et les prisons (cad. AK 411, 412) : inscription par arrêté du 8 janvier 1997

Personnages clés

Jean Querret du Bois - Architecte Conçoit le bâtiment entre 1730 et 1741.

Origine et histoire

L’auditoire et les prisons de Saint-Amour furent édifiés au 2e quart du XVIIIe siècle pour remplacer les anciennes prisons du château, jugées insalubres. Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’installation d’une justice des gabelles en 1705, nécessitant des locaux adaptés. L’architecte Jean Querret du Bois dirige les travaux entre 1730 et 1734, puis une seconde campagne de 1739 à 1741. Le bâtiment adopte un plan en grille avec deux cours intérieures, organisant les espaces par niveaux : salles d’audience à l’étage, prisons au rez-de-chaussée, et cachots en sous-sol.

Le monument reflète l’organisation judiciaire de l’Ancien Régime, où les gabelle (impôts sur le sel) exigeaient une administration locale stricte. Les prisons, souvent surpeuplées, illustraient les conditions carcérales de l’époque, tandis que l’auditoire symbolisait l’autorité royale. Le site, inscrit aux Monuments Historiques en 1997, est aujourd’hui propriété de la commune de Saint-Amour, dans le département du Jura (39).

La localisation, 18 Rue du Commerce, correspond à l’adresse enregistrée dans la base Mérimée, avec une précision géographique jugée satisfaisante (note 7/10). Les éléments protégés incluent l’intégralité du bâtiment (cadastre AK 411, 412), témoignant de son importance patrimoniale dans la région Bourgogne-Franche-Comté.

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