Frise chronologique
1705
Installation de la justice des gabelles
Installation de la justice des gabelles
1705 (≈ 1705)
Création motivant la construction future.
1730-1734
Première campagne de construction
Première campagne de construction
1730-1734 (≈ 1732)
Dirigée par Querret du Bois.
1739-1741
Seconde campagne de travaux
Seconde campagne de travaux
1739-1741 (≈ 1740)
Achèvement du bâtiment actuel.
8 janvier 1997
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
8 janvier 1997 (≈ 1997)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'auditoire et les prisons (cad. AK 411, 412) : inscription par arrêté du 8 janvier 1997
Personnages clés
| Jean Querret du Bois - Architecte |
Conçoit le bâtiment entre 1730 et 1741. |
Origine et histoire
L’auditoire et les prisons de Saint-Amour furent édifiés au 2e quart du XVIIIe siècle pour remplacer les anciennes prisons du château, jugées insalubres. Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’installation d’une justice des gabelles en 1705, nécessitant des locaux adaptés. L’architecte Jean Querret du Bois dirige les travaux entre 1730 et 1734, puis une seconde campagne de 1739 à 1741. Le bâtiment adopte un plan en grille avec deux cours intérieures, organisant les espaces par niveaux : salles d’audience à l’étage, prisons au rez-de-chaussée, et cachots en sous-sol.
Le monument reflète l’organisation judiciaire de l’Ancien Régime, où les gabelle (impôts sur le sel) exigeaient une administration locale stricte. Les prisons, souvent surpeuplées, illustraient les conditions carcérales de l’époque, tandis que l’auditoire symbolisait l’autorité royale. Le site, inscrit aux Monuments Historiques en 1997, est aujourd’hui propriété de la commune de Saint-Amour, dans le département du Jura (39).
La localisation, 18 Rue du Commerce, correspond à l’adresse enregistrée dans la base Mérimée, avec une précision géographique jugée satisfaisante (note 7/10). Les éléments protégés incluent l’intégralité du bâtiment (cadastre AK 411, 412), témoignant de son importance patrimoniale dans la région Bourgogne-Franche-Comté.