Fondation de l’aumônerie Fin XIe - XIIe siècle (≈ 1295)
Centre d’accueil pour pauvres et pèlerins.
Début XVIIe siècle
Installation des Minimes
Installation des Minimes Début XVIIe siècle (≈ 1704)
Occupation par un ordre religieux.
1791
Vente du couvent
Vente du couvent 1791 (≈ 1791)
Début des destructions partielles.
XIXe siècle
Destruction église et cloître
Destruction église et cloître XIXe siècle (≈ 1865)
Remplacés par un manoir.
2002
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 2002 (≈ 2002)
Découverte de vestiges médiévaux.
23 juillet 2004
Classement monument historique
Classement monument historique 23 juillet 2004 (≈ 2004)
Protection des murs et sols archéologiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les murs de clôture et les façades et toitures de l'ensemble des bâtiments qui constitue l'aumônerie, ainsi que le sol des parcelles contenant des vestiges archéologiques (cad. AM 46, 118, 178) : inscription par arrêté du 23 juillet 2004
Personnages clés
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Les textes ne citent aucun acteur spécifique.
Origine et histoire de l'Aumônerie Saint-Gilles
L’aumônerie Saint-Gilles de Surgères, située à l’est du château médiéval de la ville, fut fondée à la fin du XIe ou au XIIe siècle comme centre d’hébergement pour les pauvres, les malades et les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Son emplacement, sur la route vers Saint-Jean-d’Angély, en fit un point stratégique pour les jacquets traversant la région. Les vestiges actuels incluent deux pans de murs romans, probablement ceux de la salle des malades, ainsi qu’une maison du XVIIe siècle construite sur des structures plus anciennes.
Au XVIIe siècle, les Minimes s’y installèrent avant que le couvent ne soit vendu en 1791. L’église et le cloître furent détruits au XIXe siècle pour laisser place à un manoir. Des fouilles archéologiques en 2002 révélèrent une grande salle médiévale, des niveaux d’occupation des XVe–XVIe siècles, et des traces liées au pèlerinage compostellan. Les murs de clôture, façades, toitures et sols archéologiques furent protégés par un arrêté de classement en 2004.
Aujourd’hui propriété de la commune de Surgères, le site conserve des éléments romans et des structures postérieures, témoignant de son évolution depuis le Moyen Âge. Son rôle initial d’accueil des voyageurs et des démunis s’inscrit dans le réseau des haltes jacquaires de la Via Turonensis, axe majeur vers Compostelle depuis Tours. Les vestiges matériels et les archives archéologiques en font un marqueur du patrimoine hospitalier et religieux de la Charente-Maritime.