Construction de l’autogare 1935 (≈ 1935)
Bâtie par la S.T.A.O. en béton armé.
2008
Inscription monument historique
Inscription monument historique 2008 (≈ 2008)
Protection de la façade et de la rotonde.
juillet 2013
Fermeture comme gare routière
Fermeture comme gare routière juillet 2013 (≈ 2013)
Remplacée par le pôle multimodal.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade sur l'avenue du Général-Leclerc et la toiture correspondante ; les deux couloirs d'arrivée et de départ des autocars avec leur structure de béton à pavés de verre ; la rotonde proprement dite et la travée qui lui succède (cad. CX 174, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 10 octobre 2008
Personnages clés
Société des transports automobiles de l'Ouest (S.T.A.O.) - Commanditaire et exploitant
Réseau fleuron des transports interurbains.
Connex (groupe Verney) - Ancien propriétaire (années 2000)
Acquéreur avant revente au promoteur.
Origine et histoire
L’autogare de la S.T.A.O. (Société des transports automobiles de l’Ouest) a été édifiée en 1935 au Mans, sur l’avenue du Général-Leclerc, à proximité de la gare SNCF. Ce bâtiment emblématique, conçu en béton armé, se distingue par sa rotonde centrale couverte d’une coupole en pavés de verre et ses couloirs latéraux éclairés par des dalles de béton à canons de verre. Il incarnait le terminal unique des autocars interurbains du réseau sarthois jusqu’en 2013, date de son remplacement par le pôle multimodal de la gare.
Classée monument historique en 2008 pour sa façade, sa toiture, ses couloirs et sa rotonde, l’autogare a subi une transformation radicale après son rachat par un promoteur immobilier. Le projet Patio-Rivoli a conservé uniquement 500 m2 de la structure originale côté avenue, incluant la façade et la coupole, tandis que l’arrière a été démoli pour laisser place à un immeuble de 30 logements et un parking souterrain. Les éléments décoratifs, comme les cartouches portant l’inscription « STAO », n’ont pas tous été restaurés, altérant l’équilibre architectural initial.
À l’origine, l’autogare symbolisait la modernisation des transports en Pays de la Loire, reflétant l’essor des réseaux routiers dans les années 1930. Sa structure innovante, mêlant fonctionnalité et esthétique Art déco, en faisait un modèle pour les gares routières de l’époque. Après 2013, sa vocation transport a cessé, mais son inscription aux monuments historiques a permis de sauvegarder une partie de ce patrimoine industriel, malgré les aménagements contemporains controversés.
Aujourd’hui, l’édifice illustre les tensions entre préservation patrimoniale et pression immobilière. La façade protégée, avec ses portails métalliques et sa coupole, rappelle l’âge d’or des transports collectifs en Sarthe, tandis que l’arrière reconstruit en logements questionne la cohérence des projets de réhabilitation. Les archives mentionnent également un projet avorté de transformation en espace commercial pour la partie antérieure conservée.