Crédit photo : Jean-Pol GRANDMONT - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1422
Construction du premier auditoire
Construction du premier auditoire 1422 (≈ 1422)
Ancien auditoire de justice remplacé en 1740
30 juillet 1473
Première mention écrite du bailliage
Première mention écrite du bailliage 30 juillet 1473 (≈ 1473)
Trace archivistique la plus ancienne
1740
Construction du bailliage actuel
Construction du bailliage actuel 1740 (≈ 1740)
Bâti par Besson sur plans de Jean Querret
1825
Transformation en hôtel de ville
Transformation en hôtel de ville 1825 (≈ 1825)
Changement de fonction après la Révolution
20 juillet 1979
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 20 juillet 1979 (≈ 1979)
Protection des façades, prisons et cheminées
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures, y compris les arcades du rez-de-chaussée ; les deux cellules et l'appartement des anciennes prisons de l'aile ouest avec les deux cheminées ; les trois cheminées en marbre à l'étage (cad. AE 83) : inscription par arrêté du 20 juillet 1979
Personnages clés
Jean Querret - Architecte
Auteur des plans du bailliage en 1740
Besson - Entrepreneur
Constructeur du bâtiment en 1740
Origine et histoire du Bailliage
Le bailliage d'Ornans, situé au 26 rue Pierre-Vernier dans la ville d'Ornans (Doubs, Bourgogne-Franche-Comté), est un édifice emblématique construit en 1740 par l’entrepreneur Besson d’après les plans de l’architecte Jean Querret. Il remplace un ancien auditoire de justice érigé en 1422 et devient le siège d’un des plus anciens bailliages de Franche-Comté, attesté dès le XVe siècle (mentionné dans des lettres de 1473 et 1524). Le bâtiment abritait à la fois les halles au rez-de-chaussée, une prison et un auditoire à l’étage, reflétant son rôle central dans l’administration locale.
En 1825, le bailliage est transformé en hôtel de ville, marquant un changement de fonction tout en conservant son importance civique. Le 20 juillet 1979, plusieurs éléments du bâtiment sont inscrits aux monuments historiques : les façades, les toitures, les arcades du rez-de-chaussée, les anciennes prisons de l’aile ouest avec leurs cheminées, ainsi que trois cheminées en marbre à l’étage. Ces protections soulignent la valeur patrimoniale de sa structure, caractérisée par des doubles arcades ouvertes sur la rue.
L’histoire du bailliage d’Ornans s’inscrit dans celle de la Franche-Comté, région marquée par une organisation judiciaire décentralisée sous l’Ancien Régime. Le bailliage de Dole, dont dépendait Ornans, était un pivot administratif et judiciaire, et ce bâtiment en était un relais local majeur. Aujourd’hui, il incarne à la fois l’héritage judiciaire comtois et la continuité des institutions municipales, tout en restant un témoignage architectural du XVIIIe siècle.