Frise chronologique
1546
Première mention du bailliage
Première mention du bailliage
1546 (≈ 1546)
Charte de Charles Quint signalant son existence.
1777
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
1777 (≈ 1777)
Début de la reconstruction du bâtiment.
1780-1781
Mise en service du nouveau tribunal
Mise en service du nouveau tribunal
1780-1781 (≈ 1781)
Achèvement des travaux et inauguration.
1966
Transformation du rez-de-chaussée
Transformation du rez-de-chaussée
1966 (≈ 1966)
Conversion en salle de réception.
1987
Fin de l’usage judiciaire
Fin de l’usage judiciaire
1987 (≈ 1987)
Fermeture définitive du tribunal local.
18 mai 1990
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
18 mai 1990 (≈ 1990)
Protection partielle du bâtiment et de ses décors.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiment de l'auditoire, y compris les deux bancs de la façade et les décors, rampe en fer forgé et stucs du grand escalier, grilles du petit escalier, lambris et cheminées des pièces Nord-Ouest et Sud-Ouest à l'étage, lambris et stucs de la salle d'audience à l'étage ; façades et toitures de l'aile Ouest sur la rue Faivre-d'Esnans (cad. AH 356) : inscription par arrêté du 18 mai 1990
Personnages clés
| Charles Quint - Empereur du Saint-Empire |
A mentionné le bailliage en 1546. |
| Philippe Bertrand - Architecte bisontin |
Co-auteur des plans du bâtiment (1777). |
| Nicolas Pillot - Architecte bisontin |
Co-auteur des plans du bâtiment (1777). |
| Jean-Baptiste Bassignot - Maître d'œuvre |
Responsable de la construction du bailliage. |
Origine et histoire
Le bailliage de Baume-les-Dames trouve ses origines au XVIe siècle, mentionné pour la première fois en 1546 par une charte de Charles Quint. Ce siège judiciaire primitif subsista jusqu’à la deuxième moitié du XVIIIe siècle, période à laquelle sa reconstruction fut décidée. Les plans furent confiés aux architectes bisontins Philippe Bertrand et Nicolas Pillot, avec la pose de la première pierre en 1777. Le nouveau bâtiment, achevé entre 1780 et 1781, devint alors le tribunal local, aussi appelé auditoire.
Le bailliage jouait un rôle administratif et judiciaire majeur dans la région. En 1568, un conseil municipal composé de douze jurés et quatre échevins gérait les affaires locales, y compris les fortifications. Son territoire s’étendait sur 39 paroisses, délimité au nord par les prévôtés de Montbozon et Montjustin (bailliage de Vesoul), au sud par le bailliage d’Ornans, à l’est par la Suisse et à l’ouest par celui de Besançon. La ville était alors sous l’influence de la principauté de Montbéliard et des seigneuries voisines comme Héricourt ou Blamont.
Le bâtiment actuel, situé place de la Loi dans le cœur historique de Baume-les-Dames, conserve des éléments architecturaux remarquables comme un escalier en fer forgé et des geôles. Le rez-de-chaussée fut transformé en salle de réception en 1966, tandis que le premier étage abritait encore le tribunal jusqu’en 1987. Depuis 1990, une partie du monument est classée aux monuments historiques. Aujourd’hui, il accueille une médiathèque, perpétuant son ancrage dans la vie locale.
L’édifice reflète les évolutions judiciaires et urbaines de la Franche-Comté. Sa reconstruction au XVIIIe siècle illustre l’importance croissante des institutions locales sous l’Ancien Régime, tandis que sa réaffectation progressive (tribunal, salle des fêtes, médiathèque) témoigne des adaptations du patrimoine aux besoins contemporains. Les décors intérieurs protégés, comme les lambris, stucs et rampe en fer forgé, soulignent son prestige passé.