Frise chronologique
XIIIe siècle
Première mention
Première mention
XIIIe siècle (≈ 1350)
Propriété des chanoinesses de Remiremont
1733-1736
Reconstruction
Reconstruction
1733-1736 (≈ 1735)
Bâtiment rectangulaire édifié
1752-1758
Rénovation majeure
Rénovation majeure
1752-1758 (≈ 1755)
Forme actuelle finalisée
1791
Sécularisation
Sécularisation
1791 (≈ 1791)
Vendu comme bien national
1836
Rachat par l'État
Rachat par l'État
1836 (≈ 1836)
Rebâti en 1844
2001
Classement MH
Classement MH
2001 (≈ 2001)
Façades et réservoirs protégés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures, l'escalier, les deux plafonds en dalle de grès et, en l'état, les réservoirs en bois situés dans les combles (cad. AB 343) : inscription par arrêté du 10 avril 2001
Personnages clés
| Philippe de Gueldre - Duchesse de Lorraine |
Fréquentait le Bain de la Reine |
| Christine de Danemark - Duchesse de Lorraine |
Utilisait les thermes |
| Nicolas Grillot - Architecte |
Rebâtit le Bain en 1844 |
| Duchesse d'Orléans - Mécène |
Soutint la reconstruction de 1844 |
Origine et histoire
Le Bain des Dames, initialement nommé Bain de la Reine, était un établissement thermal lié aux chanoinesses de Remiremont depuis le XIIIe siècle. Ce lieu, fréquenté par les duchesses de Lorraine comme Philippe de Gueldre et Christine de Danemark, fut reconstruit en 1733-1736 puis rénové entre 1752 et 1758. Son architecture reflète son usage balnéaire, avec un portail en grès et un escalier en fer forgé.
En 1791, le bâtiment fut sécularisé et vendu comme bien national avant d’être racheté par l’État en 1836. L’architecte Nicolas Grillot le rebâtit en 1844 sous l’impulsion de la duchesse d’Orléans. Au XIXe siècle, il devint le Bain Stanislas, intégrant des cabinets de douches et des réservoirs en bois doublés de plomb, encore visibles dans les combles.
Classé monument historique en 2001, le Bain des Dames conserve des éléments originaux comme ses plafonds en grès et son blason de l’abbaye de Remiremont. Son histoire illustre l’évolution des thermes lorrains, entre héritage médiéval, transformations révolutionnaires et modernisations ultérieures.
Le site, situé rue Stanislas à Plombières-les-Bains, fut aussi lié à des conflits juridiques entre le chapitre de Remiremont et les habitants locaux, notamment autour de la propriété des lieux. Les travaux des XIXe et XXe siècles, comme la verrière ajoutée vers 1905, ont modifié sa distribution intérieure tout en préservant son caractère historique.