Fondation du couvent des Capucins 1649 (≈ 1649)
Création par François du Chesne du couvent Sainte-Barbe.
1791
Disparition du couvent
Disparition du couvent 1791 (≈ 1791)
Vente comme bien national pendant la Révolution.
1812-1819
Construction du Bain impérial
Construction du Bain impérial 1812-1819 (≈ 1816)
Œuvre de l’architecte Nicolas Grillot pour l’État.
1820-1822
Reconstruction de la maison Lorette
Reconstruction de la maison Lorette 1820-1822 (≈ 1821)
Dépendance du Bain Impérial rénovée.
1931
Découverte gallo-romaine
Découverte gallo-romaine 1931 (≈ 1931)
Aménagements hydrauliques antiques mis au jour.
1930-1935
Reconstruction par Robert Danis
Reconstruction par Robert Danis 1930-1935 (≈ 1933)
Modernisation intérieure, façade conservée.
1998-1999
Rénovation des carrelages
Rénovation des carrelages 1998-1999 (≈ 1999)
Restauration des cabines de bains.
2001
Classement monument historique
Classement monument historique 2001 (≈ 2001)
Protection des façades, toitures et mosaïques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures, les mosaïques ainsi que le sol, les murs, la voûte et la fontaine de la buvette (cad. AB 324) : inscription par arrêté du 10 avril 2001
Personnages clés
François du Chesne - Fondateur du couvent
Créa le couvent Sainte-Barbe en 1649.
Nicolas Grillot - Architecte-entrepreneur
Conçut le Bain impérial (1812-1819).
Robert Danis - Architecte modernisateur
Dirigea la reconstruction des années 1930.
Origine et histoire du Bain national
Le Bain national de Plombières-les-Bains, initialement appelé Bain royal, Bain neuf ou Bain impérial, a été construit à l’emplacement de l’ancien couvent des Capucins Sainte-Barbe, fondé en 1649 par François du Chesne et disparu en 1791 lors de la Révolution. Les bâtiments conventuels, vendus comme biens nationaux en 1794, furent transformés en distillerie puis détruits en 1811. L’État acquit le site et confia en 1810 à l’architecte Nicolas Grillot la construction d’un nouvel établissement thermal, dont les travaux s’échelonnèrent de 1812 à 1819. Des extensions et un jardin en terrasse furent ajoutés au cours du XIXe siècle, tandis que la maison dite Lorette, dépendance du Bain Impérial, fut reconstruite entre 1820 et 1822.
En 1930, face à la concurrence des autres villes thermales et aux critiques des usagers, l’architecte Robert Danis proposa une reconstruction majeure du bâtiment, conservant uniquement la façade principale. Les travaux, menés de 1932 à 1935, modernisèrent entièrement l’intérieur. En 1931, des captages d’eaux minérales révélèrent des aménagements hydrauliques gallo-romains, soulignant l’ancienne vocation thermale du site. Une dernière rénovation eut lieu en 1998-1999, visant principalement les carrelages des cabines. La façade classiciste, les toitures et les mosaïques de la salle des pompes furent classées monuments historiques en 2001.
L’établissement illustre l’évolution architecturale des thermes, alliant héritage néo-classique et adaptations fonctionnelles aux besoins du XXe siècle. Son histoire reflète aussi les enjeux économiques et sociaux des stations thermales, marquées par la rivalité entre villes et l’adaptation aux attentes des curistes. Les découvertes gallo-romaines rappellent par ailleurs la longue tradition thermale de Plombières, remontant à l’Antiquité.