Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Bain national de Plombières-les-Bains dans les Vosges

Patrimoine classé Patrimoine thermal Bains

Bain national de Plombières-les-Bains

  • Rue Liétard
  • 88370 Plombières-les-Bains
Bain national de Plombières-les-Bains
Bain national de Plombières-les-Bains
Bain national de Plombières-les-Bains
Bain national de Plombières-les-Bains
Bain national de Plombières-les-Bains
Bain national de Plombières-les-Bains
Crédit photo : Grandmou - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
88370 Plombières-les-Bains, Rue Liétard

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1649
Fondation du couvent des Capucins
1791
Disparition du couvent
1812-1819
Construction du Bain impérial
1820-1822
Reconstruction de la maison Lorette
1931
Découverte gallo-romaine
1930-1935
Reconstruction par Robert Danis
1998-1999
Rénovation des carrelages
2001
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures, les mosaïques ainsi que le sol, les murs, la voûte et la fontaine de la buvette (cad. AB 324) : inscription par arrêté du 10 avril 2001

Personnages clés

François du Chesne - Fondateur du couvent Créa le couvent Sainte-Barbe en 1649.
Nicolas Grillot - Architecte-entrepreneur Conçut le Bain impérial (1812-1819).
Robert Danis - Architecte modernisateur Dirigea la reconstruction des années 1930.

Origine et histoire du Bain national

Le Bain national de Plombières-les-Bains, initialement appelé Bain royal, Bain neuf ou Bain impérial, a été construit à l’emplacement de l’ancien couvent des Capucins Sainte-Barbe, fondé en 1649 par François du Chesne et disparu en 1791 lors de la Révolution. Les bâtiments conventuels, vendus comme biens nationaux en 1794, furent transformés en distillerie puis détruits en 1811. L’État acquit le site et confia en 1810 à l’architecte Nicolas Grillot la construction d’un nouvel établissement thermal, dont les travaux s’échelonnèrent de 1812 à 1819. Des extensions et un jardin en terrasse furent ajoutés au cours du XIXe siècle, tandis que la maison dite Lorette, dépendance du Bain Impérial, fut reconstruite entre 1820 et 1822.

En 1930, face à la concurrence des autres villes thermales et aux critiques des usagers, l’architecte Robert Danis proposa une reconstruction majeure du bâtiment, conservant uniquement la façade principale. Les travaux, menés de 1932 à 1935, modernisèrent entièrement l’intérieur. En 1931, des captages d’eaux minérales révélèrent des aménagements hydrauliques gallo-romains, soulignant l’ancienne vocation thermale du site. Une dernière rénovation eut lieu en 1998-1999, visant principalement les carrelages des cabines. La façade classiciste, les toitures et les mosaïques de la salle des pompes furent classées monuments historiques en 2001.

L’établissement illustre l’évolution architecturale des thermes, alliant héritage néo-classique et adaptations fonctionnelles aux besoins du XXe siècle. Son histoire reflète aussi les enjeux économiques et sociaux des stations thermales, marquées par la rivalité entre villes et l’adaptation aux attentes des curistes. Les découvertes gallo-romaines rappellent par ailleurs la longue tradition thermale de Plombières, remontant à l’Antiquité.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours