Frise chronologique
Ier siècle av. J.-C.
Statue d'Auguste
Statue d'Auguste
Ier siècle av. J.-C. (≈ 51 av. J.-C.)
Prêt du Louvre jusqu'en 2023.
1580
Séjour de Montaigne
Séjour de Montaigne
1580 (≈ 1580)
Mention dans ses *Essais*.
1565 et 1594
Inondations
Inondations
1565 et 1594 (≈ 1594)
Dégâts nécessitant des réparations.
1702
Première reconstruction
Première reconstruction
1702 (≈ 1702)
Sous le duc Léopold Ier.
1837
Reconstruction par Grillot
Reconstruction par Grillot
1837 (≈ 1837)
Bâtiment néoclassique en grès.
1936-1938
Reconstruction Art déco
Reconstruction Art déco
1936-1938 (≈ 1937)
Par Robert Danis.
1996
Restauration des peintures
Restauration des peintures
1996 (≈ 1996)
Œuvres de Frank Danis.
2001
Classement monument historique
Classement monument historique
2001 (≈ 2001)
Vestibule et gradins protégés.
2023
Retrait des statues
Retrait des statues
2023 (≈ 2023)
Retour au Louvre pour restauration.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le vestibule en sous-sol avec les gradins d'époque romaine et les décors intérieurs (cad. AB 275) : inscription par arrêté du 10 avril 2001
Personnages clés
| Michel de Montaigne - Écrivain et philosophe |
Séjour en 1580, cité dans *Essais*. |
| Dom Calmet - Historien lorrain |
Auteur d’un traité sur les bains (1748). |
| Léopold Ier de Lorraine - Duc de Lorraine |
Commanditaire de la reconstruction de 1702. |
| Nicolas Grillot - Architecte |
Reconstruction de 1837. |
| Robert Danis - Architecte et peintre |
Reconstruction Art déco (1936-1938). |
| Frank Danis - Peintre |
Auteur des peintures murales (1938). |
Origine et histoire
Le Bain romain de Plombières-les-Bains est un établissement thermal dont les origines remontent à une construction gallo-romaine, attestée par des gradins en grès encore visibles aujourd’hui. Dès le XVIe siècle, des médecins et écrivains comme Michel de Montaigne (qui y séjournait en 1580) ou Dom Calmet (1748) décrivent un vaste bassin rectangulaire à ciel ouvert, doté d’un hypocauste chauffé naturellement par les eaux thermales. Les inondations de 1565 et 1594, puis la guerre de Trente Ans, endommagèrent gravement le site, entraînant un déclin temporaire.
Une première reconstruction eut lieu en 1702 sous le duc Léopold Ier de Lorraine, suivie d’aménagements entre 1800 et 1817. En 1837, l’architecte Nicolas Grillot érigea un nouveau bâtiment rectangulaire en grès et marbre, conservant uniquement l’hypocauste antique. Le site fut entièrement reconstruit entre 1936 et 1938 par Robert Danis, qui y ajouta une mosaïque (1938) et des peintures murales signées Frank Danis, restaurées en 1996. Le vestibule, avec ses gradins gallo-romains et ses décors intérieurs, est classé monument historique depuis 2001.
Jusqu’en 2023, le Bain romain abritait des statues romaines prêtées par le Louvre, dont un Auguste en toge du Ier siècle av. J.-C., aujourd’hui retirées pour restauration. Ces éléments soulignent la double identité du lieu, à la fois héritage antique et symbole de l’âge d’or thermal des XIXe et XXe siècles.
Les sources du XVIIIe siècle évoquent un bassin hémicirculaire bordé de quatre gradins en grès, toujours visibles aujourd’hui. Le sol dallé reposait sur un hypocauste chauffé par les eaux, système typique des thermes romains. Les travaux de 1837 et 1936 ont préservé cette structure souterraine, tout en modernisant l’ensemble avec des matériaux nobles (marbre, grès) et des décors Art déco.
Le Bain romain s’inscrit dans l’histoire thermale de Plombières, aux côtés d’autres établissements comme le Bain Stanislas ou le Bain Montaigne. Son architecture mêle ainsi trois époques : l’Antiquité (gradins et hypocauste), le XIXe siècle (structure néoclassique de Grillot) et les années 1930 (reconstruction Art déco de Danis).