Projet initial 1896 (≈ 1896)
Lancement du projet de construction.
1925
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux 1925 (≈ 1925)
Fin de la construction du bâtiment.
1990
Fermeture définitive
Fermeture définitive 1990 (≈ 1990)
Arrêt du fonctionnement des bains-douches.
27 février 1996
Classement partiel
Classement partiel 27 février 1996 (≈ 1996)
Inscription des façades aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade donnant rue Couvelet, y compris les façades latérales du corps central sur toute leur hauteur jusqu'à la limite des cheminées (cad. AN 277) : inscription par arrêté du 27 février 1996
Personnages clés
Francis Despas - Architecte
Concepteur du bâtiment en style Art Déco.
Origine et histoire des Bains-douches
Les bains-douches de Charleville-Mézières sont un édifice emblématique situé dans la commune de Charleville-Mézières, dans le département des Ardennes, en région Grand Est. Construit au début du XXe siècle, ce bâtiment incarne l’architecture Art Déco, avec une structure en béton et briques jaunes. Son projet remonte à 1896, mais sa réalisation s’achève en 1925, sous la direction de l’architecte local Francis Despas. L’établissement, dédié à l’hygiène publique, reste en activité jusqu’en 1990, marquant ainsi près de 70 ans de service à la communauté.
La façade principale, donnant sur la rue Couvelet, ainsi que les façades latérales du corps central, sont inscrites aux monuments historiques depuis le 27 février 1996. Cette protection concerne spécifiquement les éléments architecturaux jusqu’à la limite des cheminées, soulignant la valeur patrimoniale de cet édifice. Le choix de l’Art Déco, courant artistique en vogue dans les années 1920, reflète une volonté de modernité et d’esthétisme, tout en répondant à un besoin social crucial : l’accès à l’eau et à l’hygiène pour les populations urbaines.
L’architecte Francis Despas, originaire de Charleville, signe ici une réalisation majeure, combinant fonctionnalité et élégance. Le bâtiment, aujourd’hui fermé, témoigne d’une époque où les bains publics jouaient un rôle central dans la vie quotidienne, notamment pour les familles modestes dépourvues de salles de bain à domicile. Son histoire s’inscrit dans celle plus large des équipements sanitaires en France, marquant une transition vers des normes d’hygiène plus strictes au XXe siècle.