Frise chronologique
1811-1812
Première vague de construction
Première vague de construction
1811-1812 (≈ 1812)
Bancs commémorant le Roi de Rome, initiés par Lezay-Marnésia.
1853-1854
Seconde vague de construction
Seconde vague de construction
1853-1854 (≈ 1854)
Bancs financés par le département sous Napoléon III.
27 juillet 1910
Abandon de l’entretien
Abandon de l’entretien
27 juillet 1910 (≈ 1910)
Forme jugée obsolète par l’administration allemande.
9 mai 1988
Protection au titre des monuments historiques
Protection au titre des monuments historiques
9 mai 1988 (≈ 1988)
Inscription du banc de Marmoutier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Banc-reposoir napoléonien (cad. 41 44) : inscription par arrêté du 9 mai 1988
Personnages clés
| Adrien de Lezay-Marnésia - Préfet du Bas-Rhin (1811) |
Initiateur des premiers bancs-reposoirs alsaciens. |
| Auguste-César West - Préfet du Bas-Rhin (1853) |
Relance la construction des bancs sous Napoléon III. |
| Eugénie de Montijo - Impératrice, épouse de Napoléon III |
À l’origine du vœu pour les bancs de 1853. |
Origine et histoire
Le banc-reposoir de Marmoutier s’inscrit dans la tradition des bancs-reposoirs d’Alsace, aménagés au XIXe siècle pour faciliter les haltes des paysans et paysannes se rendant aux marchés. Ces structures en pierre, souvent accompagnées de tilleuls, permettaient de déposer les fardeaux (paniers sur la tête ou hottes dorsales) et de se reposer. Leur conception reflétait les usages ruraux de l’époque, où le transport manuel des produits agricoles était courant.
Ces bancs ont connu deux vagues de construction majeures en Alsace. La première, en 1811-1812, fut initiée par le préfet Adrien de Lezay-Marnésia pour célébrer la naissance du Roi de Rome (fils de Napoléon Ier), avec des bancs financés par les communes. La seconde, en 1853-1854, fut lancée par le préfet Auguste-César West sous Napoléon III, avec un financement départemental, dans un contexte de relance économique post-crise (1846-1848). Le banc de Marmoutier date de cette dernière période.
Au XXe siècle, ces monuments tombèrent en désuétude : leur forme, jugée obsolète en 1910 (remplacement des paniers par des carrioles), entraîna l’abandon de leur entretien. Dans les années 1980, certains furent cependant protégés comme monuments historiques, dont celui de Marmoutier, inscrit en 1988. Aujourd’hui, il témoigne de ce patrimoine rural et des politiques commémoratives napoléoniennes en Alsace.