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Banc-reposoir napoléonien

Banc-reposoir napoléonien

  • D59
  • 67330 Bouxwiller
Banc-reposoir napoléonien
Banc-reposoir napoléonien
Crédit photo : FHd - Sous licence Creative Commons
Propriété du département
D59, 67330 Bouxwiller, France

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
22 avril 1811
Lettre du préfet aux municipalités
1811-1812
Première vague de construction
1853-1854
Seconde vague de construction
1906 et 1910
Tentatives d'entretien sous annexion allemande
9 mai 1988
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Banc-reposoir napoléonien (cad. 219/29 63) : inscription par arrêté du 9 mai 1988

Personnages clés

Adrien de Lezay-Marnésia - Préfet du Bas-Rhin (1811-1812) Initiateur des premiers bancs-reposoirs.
Auguste-César West - Préfet du Bas-Rhin (1853) Relance la construction en 1854.
Napoléon Ier - Empereur des Français Père du Roi de Rome, inspiré des bancs.
Napoléon III - Empereur des Français (1852-1870) Bénéficiaire de la seconde vague de bancs.
Eugénie de Montijo - Impératrice, épouse de Napoléon III Inspiratrice indirecte des bancs de 1854.

Origine et histoire

Le banc-reposoir napoléonien de Bouxwiller est un monument typique d’Alsace, construit au XIXe siècle pour offrir un lieu de repos aux paysans et paysannes se rendant aux marchés. Ces bancs, souvent accompagnés de tilleuls, permettaient de déposer les fardeaux (paniers sur la tête ou hottes dans le dos) lors des haltes. Leur conception répondait à un besoin pratique tout en symbolisant une initiative politique liée à Napoléon Ier.

Ces bancs ont été érigés en deux vagues principales. La première, entre 1811 et 1812, fut lancée par le préfet du Bas-Rhin Adrien de Lezay-Marnésia pour célébrer la naissance du Roi de Rome, fils de Napoléon Ier et de Marie-Louise d’Autriche. Le préfet incita les communes à installer ces reposoirs tous les 2,5 km, avec un banc et des arbres pour l’ombre, afin que les voyageurs puissent dire : « Nous le devons au Roi de Rome ». Les frais étaient à la charge des municipalités, certaines réticentes en raison du relief local.

Une seconde vague eut lieu en 1854, sous l’impulsion du préfet Auguste-César West, reprenant l’idée de son prédécesseur pour marquer le premier anniversaire du mariage de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie. Cette fois, le département prit en charge les coûts, facilitant la construction de 448 bancs en grès des Vosges. Ces monuments, souvent endommagés par le temps ou la négligence, furent partiellement protégés dans les années 1980 comme éléments du patrimoine historique.

Le banc de Bouxwiller, daté de 1854, est un exemple de ces réalisations du Second Empire. Il fut inscrit aux Monuments Historiques en 1988, témoignant de son importance patrimoniale. Son design, avec une dalle supérieure pour les fardeaux et un banc inférieur, reflète les usages agricoles de l’époque, bien que ces pratiques aient décliné avec l’arrivée de moyens de transport plus modernes au début du XXe siècle.

Pendant l’annexion allemande de l’Alsace après 1870, des tentatives d’entretien furent ordonnées en 1906 et 1910, mais jugées obsolètes en raison de l’évolution des modes de transport. Malgré cela, certains bancs, comme celui de Bouxwiller, ont survécu et sont aujourd’hui protégés pour leur valeur historique et culturelle.

Liens externes

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