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Banc-reposoir napoléonien à Weyer dans le Bas-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine rural Banc-reposoirs

Banc-reposoir napoléonien

    RD 4067320 Weyer
Propriété du département
Crédit photo : Hochstrasser Tanya - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1811-1812
Construction des premiers bancs-reposoirs
1853-1854
Seconde vague de construction
27 juillet 1910
Fin de l'entretien officiel
9 mai 1988
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Banc-reposoir napoléonien (cad. 9 64, 65) : inscription par arrêté du 9 mai 1988

Personnages clés

Adrien de Lezay-Marnésia - Préfet du Bas-Rhin Initiateur des premiers bancs-reposoirs en 1811.
Auguste-César West - Préfet du Bas-Rhin Relance la construction en 1853-1854.
Napoléon Ier - Empereur des Français Père du Roi de Rome, inspiré des bancs.
Napoléon III - Empereur des Français Règne lors de la seconde vague de construction.
Marie-Louise d'Autriche - Impératrice, épouse de Napoléon Ier Mère du Roi de Rome célébré.
Eugénie de Montijo - Impératrice, épouse de Napoléon III Inspire les bancs de 1853.

Origine et histoire du Banc-reposoir

Le banc-reposoir napoléonien de Weyer est un monument typique d'Alsace, érigé au XIXe siècle pour offrir un lieu de repos aux paysans et paysannes se rendant aux marchés ou foires. Ces bancs, souvent situés le long des routes, permettaient de déposer les fardeaux lourds (paniers ou hottes) et de se reposer à l'ombre de tilleuls. Ils étaient équipés d'une dalle supérieure pour y poser les charges et d'un banc inférieur pour s'asseoir, encadré par deux bornes latérales.

Ces bancs-reposoirs ont été construits en deux vagues principales. La première, en 1811-1812, fut initiée par Adrien de Lezay-Marnésia, préfet du Bas-Rhin, pour célébrer la naissance du fils de Napoléon Ier, surnommé l'Aiglon. Les communes furent invitées à ériger ces monuments tous les 2,5 km le long des routes, avec des arbres plantés pour offrir de l'ombre. Les frais étaient à la charge des municipalités, et 125 bancs furent construits cette année-là. Peu ont survécu jusqu'à aujourd'hui.

Une seconde vague de construction eut lieu en 1853-1854, sous l'impulsion du préfet Auguste-César West, reprenant une idée similaire pour commémorer le mariage de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie. Cette fois, 448 bancs furent érigés, financés par le département. Ces monuments, souvent en grès des Vosges, étaient destinés à améliorer les conditions de vie des populations rurales après la crise économique des années 1846-1848. Malgré leur utilité, beaucoup furent négligés ou détruits, notamment après 1870, lorsque l'Alsace fut annexée par l'Allemagne.

Le banc de Weyer, inscrit aux monuments historiques en 1988, est l'un des rares exemplaires encore visibles aujourd'hui. Ces monuments, bien que jugés obsolètes dès 1910 en raison de l'évolution des modes de transport (comme les carrioles), restent des témoignages importants de la vie rurale alsacienne au XIXe siècle. Leur préservation, à partir des années 1980, a permis de sauvegarder une partie de ce patrimoine unique.

Le banc-reposoir de Weyer, comme les autres, symbolise à la fois une initiative politique (célébrer la dynastie napoléonienne) et une réponse pratique aux besoins des populations locales. Son inscription comme monument historique en 1988 a permis de le protéger et de le mettre en valeur comme élément du patrimoine alsacien.

Liens externes

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