Première mention écrite 1319 (≈ 1319)
Acte citant *Fortificatio Bastide*.
1365
Fonction douanière attestée
Fonction douanière attestée 1365 (≈ 1365)
Porte frontalière pour marchandises italiennes.
fin XIIIe - début XIVe siècle
Construction présumée
Construction présumée fin XIIIe - début XIVe siècle (≈ 1425)
Analyse des matériaux et techniques.
13 octobre 1988
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 13 octobre 1988 (≈ 1988)
Protection des vestiges du mur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Mur dit des Vaudois (cad. C 1843, 1869, 1870) : classement par arrêté du 13 octobre 1988
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun acteur spécifique.
Origine et histoire
Le Barry de la Bâtie, aussi appelé Mur des Vaudois, est une fortification située à 450 m au sud du hameau de la Bâtie-des-Vigneaux, sur la commune des Vigneaux (Hautes-Alpes). Ce monument faisait partie d’un système défensif complexe barrant les vallées de la Durance et de la Gyronde. Il s’agissait d’un mur crénelé d’environ 300 m de long, haut de 8 à 9 m et épais de 1,50 m, complété par trois tours rondes espacées de 33 m et hautes de 11 m en moyenne. Le mur partait de la Durance pour rejoindre les escarpements de la Gyronde, contrôlant ainsi le chemin entre l’Argentière-la-Bessée et Briançon.
L’examen des matériaux et des techniques de construction suggère une origine à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle, bien qu’une fortification antérieure, peut-être initiée par les dauphins du Viennois dès le XIIe siècle, ne soit pas exclue. Le site est attesté sous le nom de Fortificatio Bastide dans un acte de 1319. Ce système défensif, incluant le Pertuis Rostan à proximité, marquait la frontière entre le Briançonnais et l’Embrunais, avec une fonction douanière avérée dès 1365 pour le contrôle des marchandises en provenance d’Italie.
Aujourd’hui, il n’en subsiste que des vestiges, mais le Barry de la Bâtie reste un témoignage majeur des stratégies militaires et frontalières médiévales dans les Alpes. Le monument a été classé au titre des monuments historiques le 13 octobre 1988, reconnaissant ainsi son importance patrimoniale. Son état actuel permet d’imaginer l’ampleur de cet ouvrage conçu pour contrôler les accès et protéger les territoires dauphinois.
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