Frise chronologique
IIIᵉ siècle apr. J.-C.
Création du bas-relief
Création du bas-relief
IIIᵉ siècle apr. J.-C. (≈ 100)
Sculpture de la tauroctonie mithriaque
3 février 1927
Classement monument historique
Classement monument historique
3 février 1927 (≈ 1927)
Protection officielle par l’État français
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bas-relief mithriaque sculpté dans le rocher près de la fontaine de Tourne : classement par arrêté du 3 février 1927
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage identifié |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique lié à ce monument. |
Origine et histoire
Le bas-relief mithriaque de Bourg-Saint-Andéol est un vestige unique en France, sculpté directement dans un rocher près des fontaines de Tourne, en Ardèche. Daterait du IIIe siècle apr. J.-C., il représente une tauroctonie (sacrifice du taureau par Mithra), symbole central du culte mithriaque. Mesurant 1,30 m de long sur 1,15 m de haut, il constituait l’arrière d’un mithréum, temple dédié à cette divinité syncrétique d’origine persane. Deux rainures au-dessus du relief suggèrent un toit encastré, tandis que deux fontaines alimentant des bassins se trouvent à son pied.
La scène sculptée montre Mithra, vêtu d’un manteau et d’un bonnet phrygien, sacrifiant un taureau dans une grotte. Autour de lui, des animaux symboliques : un chien et un serpent près de la blessure, un scorpion près des testicules, et un corbeau perché sur le rocher. Les divinités Sol (soleil) et Luna (lune) figurent dans les coins supérieurs, couronnées de rayons et d’un croissant. Une inscription, partiellement visible dans un cadre en bas à gauche, reste indéchiffrée. Aucune autre découverte archéologique n’a été faite sur ce site.
Classé monument historique par arrêté du 3 février 1927, ce bas-relief est la seule représentation mithriaque in situ taillée dans la roche en France. Propriété de la commune de Bourg-Saint-Andéol (département de l’Ardèche, région Auvergne-Rhône-Alpes), il témoigne de la diffusion du mithriacisme dans l’Empire romain, notamment parmi les soldats et marchands. Son état de conservation et son isolement géologique en font un objet d’étude majeur pour comprendre les pratiques religieuses locales sous l’Antiquité tardive.