Construction de la base automne 1943 - printemps 1944 (≈ 1944)
Période d'édification par la Luftwaffe.
début juin 1944
Base quasi opérationnelle
Base quasi opérationnelle début juin 1944 (≈ 1944)
Aucun V1 encore acheminé avant le Débarquement.
juin 1944
Bombardements et destruction partielle
Bombardements et destruction partielle juin 1944 (≈ 1944)
Combat ayant endommagé les infrastructures.
22 octobre 2024
Classement monument historique
Classement monument historique 22 octobre 2024 (≈ 2024)
Protection des vestiges et assiettes foncières.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les ouvrages de la base de lancement de V1, vestiges de la Seconde Guerre mondiale, en totalité, et les assiettes foncières où ils sont conservés, y compris les vestiges archéologiques enfouis ou en élévations connus ou à découvrir, situés à La Sorcellerie et la Vente du Parc sur les parcelles n° 288, 289, 290, 296, 300, 315, 795, 796, figurant au cadastre section A 03, tel que représenté sur le plan annexé : inscription par arrêté du 22 octobre 2024
Personnages clés
Luftwaffe - Armée de l'air allemande
Constructeur et exploitant de la base.
Royal Air Force - Armée de l'air britannique
A bombardé le site en 1944.
155. Rgt Flak - Régiment de défense antiaérienne
Unité gestionnaire de la base (IVe groupe).
Origine et histoire
La base de lancement de V1 du Mesnil-au-Val, appelée la Sorellerie, fait partie des huit installations lourdes construites par la Luftwaffe entre l'automne 1943 et le printemps 1944 autour de Cherbourg. Ces bases, conçues pour bombarder la côte ouest de l'Angleterre avec des missiles V1, furent repérées et ciblées par la Royal Air Force, retardant leur mise en service. Bien qu'opérationnelles début juin 1944, aucune arme n'y avait encore été acheminée au moment du Débarquement.
Le site, rattaché au 155e régiment Flak (IVe groupe, batterie n°17), comportait un réseau de pistes bétonnées desservant des infrastructures clés : un blockhaus technique, des abris pour matériel et carburant, une citerne à eau, et une rampe de lancement. Trois garages en ski abritaient les missiles assemblés. Les combats de juin 1944 endommagèrent gravement la plupart des ouvrages, à l'exception de la rampe.
Classée monument historique en 2024, la base conserve 16 éléments répartis sur des parcelles agricoles, dont des vestiges archéologiques. Son architecture reflète les techniques de camouflage et de résistance aux bombardements utilisées par l'Allemagne nazie. Les vestiges, bien que partiellement détruits, témoignent de l'importance stratégique de la Normandie dans la guerre aérienne.
La localisation, notée comme médiocre (5/10), correspond à l'adresse 91 La Vente du Parc au Mesnil-au-Val (Manche). Le site, aujourd'hui protégé, inclut les assiettes foncières et les vestiges enfouis, offrant un aperçu unique des infrastructures militaires de la Seconde Guerre mondiale en France.