Début du pèlerinage attestée 1405 (≈ 1405)
Lieu de dévotion mariale en Champagne.
1406–1527
Construction de la basilique
Construction de la basilique 1406–1527 (≈ 1467)
Financée par les pèlerins, style gothique flamboyant.
1798
Destruction d'une flèche
Destruction d'une flèche 1798 (≈ 1798)
Arasée pour un télégraphe Chappe.
1840
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1840 (≈ 1840)
Parmi les premiers monuments protégés en France.
1868
Reconstruction de la flèche
Reconstruction de la flèche 1868 (≈ 1868)
Restauration après la Révolution.
1914
Élévation au rang de basilique
Élévation au rang de basilique 1914 (≈ 1914)
Reconnaissance ecclésiastique officielle.
1998
Inscription UNESCO
Inscription UNESCO 1998 (≈ 1998)
Patrimoine mondial (chemins de Compostelle).
2003
Émission d'un timbre postal
Émission d'un timbre postal 2003 (≈ 2003)
Représentant la basilique, 4,4M exemplaires.
2008
Nouveau mobilier liturgique
Nouveau mobilier liturgique 2008 (≈ 2008)
Création en laiton par Jacques Dieudonné.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame : classement par liste de 1840
Personnages clés
Jacques Dieudonné - Sculpteur
Auteur du mobilier liturgique (2008).
Yves Beaujard - Graveur et dessinateur
Créateur du timbre de 2003.
Victor Hugo - Écrivain
Inspiré par la basilique.
Paul Claudel - Écrivain
A évoqué le monument.
Origine et histoire de la Basilique Notre Dame
La basilique Notre-Dame de L'Épine, située dans le village de L'Épine (Marne, Grand Est), est un joyau du gothique flamboyant, construit entre 1406 et 1527 grâce aux dons des pèlerins. Son origine remonte à une chapelle attestée au XIIIe siècle, devenue un lieu de dévotion majeur en Champagne après la découverte légendaire, par des bergers, d’une statue de la Vierge dans un buisson d’épines enflammé. Ce récit, popularisé au XVIIe siècle, a ancré le site comme destination de pèlerinage, avec des périodes de fervent afflux aux XVe et XVIIe siècles, puis une renaissance au XIXe siècle après la guerre franco-prussienne.
L’édifice, classé monument historique dès 1840 et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998 (chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle), impressionne par sa façade à trois portails surmontée de deux flèches – dont une reconstruite en 1868 après sa destruction en 1798 pour un télégraphe Chappe. À l’intérieur, un jubé du XVe siècle abrite la statue miraculeuse de la Vierge, tandis que les gargouilles et les détails sculptés illustrent la maîtrise des artisans. La basilique, élevée à ce rang en 1914, reste un symbole de foi et d’art, célébrée par des écrivains comme Victor Hugo ou Paul Claudel.
Le pèlerinage, toujours actif aujourd’hui, culmine lors de la fête de l’Assomption et d’un rèlerinage diocésain en mai. En 2008, un mobilier liturgique en laiton, créé par Jacques Dieudonné, a modernisé l’espace sacré. La basilique a aussi inspiré la culture populaire, comme en témoigne son apparition sur un timbre de 2003 (4,4 millions d’exemplaires vendus) ou son rôle dans le roman Nephilim. Son histoire reflète à la fois la piété médiévale, les bouleversements révolutionnaires, et une résilience culturelle jusqu’à l’époque contemporaine.
Devenir actuel
La Basilique Notre-Dame de L'Épine fait partie des 71 monuments ainsi que 7 portions de chemins sont inscrits depuis 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco sous le titre officiel de « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ».
Elle était à la marge d'une des 4 voies classiques (Via Turonensis, Via Lemovicensis, Via Podiensis et Via Tolosana). Les pèlerins devaient donc faire un détour pour la visiter.