Basilique Notre-Dame de Marceille à Limoux dans l'Aude

Patrimoine classé Patrimoine religieux Basilique Eglise gothique

Basilique Notre-Dame de Marceille

  • Route de Pieusse
  • 11300 Limoux
Basilique Notre-Dame de Marceille
Basilique Notre-Dame de Marceille
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Basilique Notre-Dame de Marceille
Crédit photo : MartinTallavignes2.0 - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1011
Première mention d'une chapelle
1137
Mention intermédiaire
1214
Première attestation du vocable
Fin du XIVe siècle
Reconnaissance du pèlerinage
1674
Transformation de l'édifice
1783
Voûtement de l'édifice
1843
Fermeture du puits
1862
Couronnement de la Vierge noire
1885
Reconstruction du clocher
1943
Inscription des abords
1948
Inscription aux monuments historiques
Début du XXe siècle
Élévation au rang de basilique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Notre-Dame-de-Marceille (cad. E 735) : inscription par arrêté du 27 septembre 1948

Personnages clés

Bernard Rippa Italien responsable du voûtement de l'église en 1783.
Marie Vierge noire vénérée dans le sanctuaire, statue de bois des XIe-XIIe siècles.

Origine et histoire de la Basilique Notre-Dame de Marceille

L’église Notre‑Dame‑de‑Marceille, située sur la commune de Limoux (Aude), est attestée au début du XIIIe siècle et a gagné une grande renommée comme lieu de pèlerinage en raison d’une source voisine réputée miraculeuse. Le site présente une occupation ancienne : des outils du Paléolithique moyen, un four du Néolithique (vérazien) et des objets de l’âge du Bronze y ont été découverts, et une villa gallo‑romaine, peut‑être liée à un personnage nommé Marcellus, pourrait expliquer le toponyme Marceille. Une chapelle dédiée à la Vierge est mentionnée dès 1011 et la première attestation du vocable Sainte‑Marie de Marceille remonte à 1214 ; une mention intermédiaire date de 1137. La Vierge noire vénérée dans le sanctuaire, statue de bois d’origine ancienne datée des XIe‑XIIe siècles, a fait l’objet d’une dévotion populaire ; la tradition rapporte sa découverte selon une légende locale et la statue fut couronnée en 1862. Le puits intérieur fut fermé en 1843.

L’édifice, de style gothique méridional, se présente comme un grand rectangle à nef unique de cinq travées séparées par des arcs doubleaux reposant sur des piliers peu saillants munis de dosserets. Initialement couvert par une charpente apparente, il a été voûté en 1783 par l’italien Bernard Rippa. Le sanctuaire, étroit et pentagonal, est encadré par deux absidioles pentagonales ; de part et d’autre de la première travée deux chapelles latérales forment un transept et abritent de nombreux ex‑votos. La tourelle‑clocher, octogonale, s’élève au sud de la seconde travée à partir du chœur et a été largement reconstruite en 1885.

Le porche montre un caractère monumental : les piédroits extérieurs sont composés de boudins de diamètres inégaux, profilés en amande avec avant‑bec méplat et disposés en double ébrasement. Les colonnettes portent des chapiteaux sculptés en bouquets de feuillage sur deux rangs, et la porte qui ouvre sur la nef est scindée par un trumeau orné d’une Vierge dont le revers porte le cartouche « Mater et Virgo ». Les longs jours du sanctuaire sont des baies à deux formes séparées par un meneau très délié, chaque forme tréflée étant surmontée d’un trilobe et d’un quatre‑feuilles ; la rosace sud se compose de six quatre‑feuilles entourant un quatrième central, les écoinçons étant garnis de vitraux.

Sur le plan institutionnel, l’église dépendait de l’abbaye de Saint‑Hilaire puis, à partir de 1260, directement de l’archevêque de Narbonne. Le prieuré fut uni au collège de Narbonne à Paris, puis placé sous la direction des Pères Doctrinaires de Limoux ; la reconstruction de l’église semble correspondre à la période où ses revenus furent attribués au collège. Dès la fin du XIVe siècle le sanctuaire est reconnu comme lieu de pèlerinage. Un séminaire de lazaristes fut installé autour de l’église et des bâtiments furent construits au sud ; en 1674 la conduite spirituelle fut confiée aux Doctrinaires qui transformèrent l’édifice. En 1873 le pèlerinage fut confié aux missionnaires de Saint‑Vincent de Paul, puis l’église fut desservie par des prêtres diocésains. L’église a été élevée au rang de basilique mineure au début du XXe siècle ; elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1948 et ses abords sont inscrits au titre des sites naturels depuis 1943.

À l’intérieur figurent un maître‑autel du début du XVIIIe siècle et une table de communion en marbre de Caunes datée de 1702, ainsi que plusieurs toiles des XVIIe‑XVIIIe siècles ; l’orgue a été installé au milieu du XIXe siècle. Le sanctuaire a été l’objet de restaurations et de sauvegardes successives ; en 2007, alors que des travaux étaient en cours, la Vierge noire a été mutilée et une partie de ses éléments volés.

Liens externes