Origine et histoire de la Basilique Notre Dame
La basilique Notre-Dame de Verdelais trouve ses origines au XIe siècle, lorsqu’une chapelle fut construite pour abriter une statue de la Vierge Marie rapportée de Terre sainte par Géraud de Graves, un croisé. Ce lieu devint rapidement un pèlerinage marial après des guérisons miraculeuses, notamment celle d’un aveugle en 1185. Les moines Grandmontains, puis les Célestins, agrandirent le site, qui fut pillé pendant la guerre de Cent Ans et les guerres de Religion. La statue, plusieurs fois perdue et retrouvée, renforça la dévotion locale.
Au XVIIe siècle, les moines Célestins reconstruisirent l’église, ajoutant un transept et un monastère, faisant de Verdelais un sanctuaire majeur. Malgré la dissolution de leur ordre en 1778 et les troubles de la Révolution française, où l’église fut fermée, le site survécut. Au XIXe siècle, les Pères maristes reprirent la gestion, agrandirent la basilique avec un clocher imposant, et installèrent un calvaire et un chemin de croix, relançant le pèlerinage.
La basilique, classée monument historique en 2000, allie styles Renaissance et baroque, avec un retable en marbre et un vitrail offert par Napoléon III. Son clocher, surmonté d’une statue dorée de la Vierge, domine le paysage. Le pèlerinage, l’un des plus anciens de France dédié à Marie, attira des milliers de fidèles jusqu’au XXe siècle, dont l’écrivain François Mauriac. Aujourd’hui, le site conserve son rôle spirituel et patrimonial, marqué par des ex-voto et des processions.
L’histoire de Verdelais est aussi celle de sa statue miraculeuse, retrouvée en 1390 sous le « pas de la mule » de la comtesse Isabelle de Foix-Castelbon, puis sauvée des flammes en 1558 et cachée dans un arbre jusqu’en 1605. Couronnée en 1856, elle symbolise la résilience du culte marial. La basilique, élevée au rang de basilique mineure en 1924, reste un témoignage vivant de la foi et de l’architecture religieuse en Nouvelle-Aquitaine.