Origine et histoire de la Basilique Notre-Dame des Tables
La basilique Notre-Dame des Tables, située au cœur de Montpellier, est un édifice baroque construit entre 1707 et 1748 sous la direction de l'architecte Jean Giral. À l'origine, elle était la chapelle du collège des Jésuites, devenu aujourd'hui le musée Fabre. En 1802, elle remplace l'ancienne église Notre-Dame des Tables, détruite en 1794, et devient l'église paroissiale de la ville. Son nom évoque les tables des changeurs de monnaie et des marchands qui s'installaient autour de l'église médiévale, étape sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
L'ancienne église Notre-Dame des Tables, située sur l'actuelle place Jean-Jaurès, datait du XIe siècle et fut rebâtie à plusieurs reprises après des destructions liées aux guerres de religion. En 1621, elle fut rasée par les protestants, puis reconstruite entre 1650 et 1655 avant d'être définitivement détruite en 1794. Seuls subsistent quelques vestiges de sa crypte, transformée en musée (musée du Vieux Montpellier).
La basilique actuelle, érigée en basilique mineure par le pape Pie XII en 1939, abrite un patrimoine artistique riche : un retable en marbre d'Auguste Baussan (1853), un orgue de chœur de Théodore Puget (1893), et un tableau de Jean-Charles Nicaise Perrin, L'Assomption (1804), classé monument historique. L'orgue principal, construit par Dom Bédos de Celles entre 1751 et 1752, fut transféré en 1805 depuis l'abbaye de Saint-Thibéry. Il a été restauré à plusieurs reprises, notamment en 1995.
La basilique possède trois cloches, dont un bourdon de 1,7 tonne fondu en 1946 et nommé Victoire-Etiennette-Adrienne. En 2025, elle a été désignée comme l'une des dix églises jubilaires du diocèse de Montpellier pour le Jubilé de l'Espérance. Depuis 2002, elle fait partie de la paroisse Cathédrale Montpellier, regroupant les églises du centre-ville.
Le sanctuaire est intimement lié à l'histoire de Montpellier, dont il est le patron avec saint Firmin. Son architecture et son mobilier reflètent les évolutions religieuses et artistiques de la région, depuis le Moyen Âge jusqu'à l'époque contemporaine. L'édifice, inscrit aux monuments historiques en 1938, reste un lieu de culte actif et un témoignage du patrimoine baroque occitan.